Le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, ici avec l’adjoint spécial de Mas Thibert, Jean-Marie Egidio, a déposé une gerbe devant le monument aux morts de Mas Thibert, lors de la cérémonie d’hommage aux harkis, le 25 septembre 2012.
De nombreux élus de la région, dont Claude Vulpian, vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône, étaient présents. Le sous-préfet d’Arles, Pierre Castoldi, a lu le message que François Hollande a adressé aux harkis, ces Algériens qui avaient rejoint l’armée française, lors de la guerre d’Algérie. Le président de la République reconnaissait notamment :  » Il y a 50 ans, la France a abandonné ses propres soldats (…), ceux qui l’avaient choisie et qui l’avaient servie. ».
A Mas-Thibert, cette journée d’hommage national instaurée en 2001, suscite toujours une émotion particulière puisque c’est ici que le Bachaga Boualam, vice-président de l’Assemblée nationale de 1958 à 1962, s’est installé avec ses harkis, après avoir quitté l’Algérie. Les historiens estiment qu’à la suite des accords d’Evian mettant fin à la guerre d’Algérie, signés le 18 mars 1962, de 55 000 à 75 000 harkis ont été abandonnés sur place et victimes de terribles représailles de la part du FLN.