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La machine Blow Patcher, au fond, dépose le goudron et le gravier, qui est ensuite « tassé » sur la chaussée. photo Romain Boutillier, ville d’Arles

C’est le rond-point du Général de Gaulle à Salin-de-Giraud qui a servi de test. Les 26 et 27 mai dernier, le service Voirie – déplacements de la Ville a loué les services des techniciens de l’entreprise Bouhet et d’une machine innovante pour réparer les revêtements routiers. Cette machine, appelée Blow Patcher et fabriquée par la firme allemande Schäfer technic, pose de « l’enrobé projeté ».

La machine dépose sur la zone de la route à traiter du goudron (ou « émulsion de bitume »), puis repasse au même endroit en déposant cette fois des graviers enrobés de ce goudron. Enfin, un compacteur passe afin de tasser le tout. Ce système évite la projection de graviers et la route peut être ainsi, immédiatement rendue à la circulation.

Mais surtout, selon ses concepteurs, la machine Blow Patcher permettrait de refaire l’étanchéité du revêtement et de supprimer notamment les trous dans la chaussée sans reprendre la structure de la route dans sa globalité, ce qui revient évidemment beaucoup plus cher.

Pour les travaux entrepris à Salin-de-Giraud (la rénovation du rond-point et le comblement de plusieurs nids-de-poule), la prestation de service et la location de la machine a coûté 9400 euros TTC. Refaire à neuf le rond-point aurait coûté 35000 euros. Les agents du service Voirie vont surveiller ensuite  la durée de vie du revêtement ainsi réparé. Et pourraient au vu du résultat, proposer l’acquisition d’un Blow Patcher. Bordeaux, Paris et Toulouse ont déjà le leur.

Comment fonctionne le Blow Patcher ?

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La répartition du gravier sur la chaussée demande des gestes extrèmement précis. photo Romain Boutillier ville d’Arles

Le camion, de 32 tonnes, contient 4000 litres d’émulsion et 9 tonnes de cailloux de deux tailles différentes. Il est équipé d’un ordinateur de bord qui permet de connaître les quantités de goudron et de graviers utilisés. Si l’outil est performant, il demande aux opérateurs une précision et une maîtrise de leurs gestes afin de délivrer les doses adéquates d’émulsion et de graviers.

Comment naissent les « nids de poule » ?

L’eau est le pire ennemi d’une route et de ses usagers. Si le profil de la chaussée n’est pas optimum, l’évacuation des eaux de pluies ne se fait pas correctement, cette eau stagne en surface puis s’infiltre jusqu’à la structure de la route. Le passage répété des véhicules et notamment des camions lourds finit par fissurer la couche de revêtement puis endommage la structure qui forme des trous sur la chaussée. Une étanchéité parfaite du support (couche de roulement) garantit la longévité de la structure complète de la route (la couche de roulement  et les couches de base et de fondation).