Claudie Durand, adjointe au maire déléguée à la culture, Jörn Cambreleng, directeur du CITL, Santiago Artozqui, président de l’association Atlas et le maire d’Arles, Hervé Schiavetti (de g. à dr.). photo R. Boutillier/ville d’Arles.

C’est dans une jolie cuisine ouverte que le Collège international des traducteurs a fêté ses 30 ans, le 20 janvier 2017. Le CITL, fondé en 1987 par l’Association pour la promotion de la traduction littéraire, et installé à l’espace Van-Gogh célébrait en même temps la réfection de cet espace cuisine et foyer, destiné aux traducteurs reçus en résidence. En effet, le Collège accueille environ cent-vingts traducteurs par an, pour une durée moyenne d’un mois. Logés sur place, ces professionnels du monde entier trouvent ici un environnement propice au travail : une bibliothèque de plusieurs milliers de volumes, le soutien de l’équipe dirigée par Jörn Cambreleng, des chambres et donc une cuisine, aujourd’hui refaite à neuf, avec le soutien financier de la Ville et une subvention de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « L’accompagnement des collectivités est naturel aux côtés de l’acteur culturel que vous êtes, a commenté Claudie Durand, adjointe au maire déléguée à la culture. « Vous êtes l’un des maillons de cette filière autour du livre qui vit à Arles avec des auteurs, des éditeurs, des libraires et donc des traducteurs. » « Pour la ville, le CITL est une institution prioritaire, car elle nous rattache à l’autre, à l’extérieur » a précisé le maire d’Arles, qui a remis la médaille de la Ville à Santiago Artozqui, président de l’association Atlas.

Le CITL est en effet un lien puissant de la ville avec le monde entier : en accueillant les traducteurs en résidence, en organisant tous les ans les Assises de la traduction, ouvertes au public, et qui permettent de découvrir les enjeux de la traduction à travers des thématiques précises, et en proposant, tout au long de l’année, des rencontres avec des auteurs, des traducteurs, des moments de lecture et d’échange.

Ce fut le cas ce soir-là, avec en ouverture de soirée, une rencontre avec l’auteure mexicaine Aura Xilonen* et sa traductrice Julia Chardavoine puis une série de lectures proposées par six traducteurs qui viennent d’achever au Collège une formation « lire sa traduction en public. » « Une jolie salade de fruits littéraire » comme l’ a définie Jörn Cambreleng, cuisinée de main de maître.

* dernier livre paru : Gabacho, éd. Liana Levi.