Antonin Borgeaud, créateur du Yakushima photography festival, présente les photos de Philippe Marinig, un des rares photographes à avoir pu entrer dans le monde des sumos. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Ce n’est pas seulement parce que Mathieu Chedid y a donné un petit concert improvisé avant le grand rendez-vous au théâtre antique le 11 juillet que Monstre, nouveau lieu hybride en plein coeur du centre ancien est à découvrir. C’est aussi parce que dans sa partie galerie, il accueille la 2ème édition du Yakushima photography festival.

Arles et l’île japonaise de Yakushima avaient déjà un point commun : elles figurent toutes deux au patrimoine mondial de l’humanité établi par l’Unesco, l’une pour ses monuments romains et médiévaux, l’autre pour sa richesse botanique et sa forêt vierge de cèdres. Une autre correspondance est née, voici quelques années, grâce au photogaphe Antonin Borgeaud. Photoreporter depuis plus de 20 ans, il a monté, en 2015, avec la complicité d’un photographe japonais, Kodo Chijiwa, le Yakushima photography festival sur l’île. Lectures de portfolios, production, édition, tout un travail s’effectue avec les photographes, les photos sont exposées à travers l’île, dans plusieurs lieux. L’an dernier, l’édition arlésienne a vu le jour, avec la présentation des travaux réalisés au Japon.

Cet été, la deuxième édition du Yakushima photography festival Arles présente plus de 20 photographes, japonais comme français. Les lutteurs de sumo vus par Philippe Marinig, les typhons de Kodo Chijiwa, Laurent Monlaü, ainsi que quelques clichés d’Antonin Borgeaud, un étonnant portrait de singe, un hommage à Hokusaï, composent un étonnant voyage.

Un portrait au regard captivant, signé Antonin Borgeaud. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles

Le festival est installé pour deux mois de façon pérenne, au Monstre, galerie-restaurant-boutique, qui permet à Antonin Borgeaud de réunir ses deux vies. A 17 ans, il voulait « un passeport pour voyager » : ce fut un diplôme de cuisinier, qui le mena dans les cuisines des restaurants du monde entier, jusqu’à celle du Nord Pinus. Puis il changea d’objectif, devint photographe, jamais rassasié de départs et de découvertes. Le Japon, « pays le plus étonnant, où on se trouve sans aucun repère » l’attire désormais. Il y fait des rencontres, partage des expériences et amène un peu de cette terre sur la nôtre.

Monstre, 13 rue Tour de Fabre.