La Roue a été lancée officiellement le 1er décembre 2017. Photo R. Boutillier / Ville d’Arles

 

« Ici, nous acceptons la roue arlésienne » peut-on lire sur l’autocollant de la porte vitrée du magasin d’Hervé Wiaczek. Depuis le 1er décembre, chez ce commerçant arlésien ainsi que chez une quarantaine d’autres, vous pouvez payer en « roues », la nouvelle monnaie locale du Pays d’Arles créée par l’association Monnaie d’A. Comme la cinquantaine d’autres monnaies locales présentes en France, la roue est légale et sécurisée et fonctionne comme des tickets restaurant.

Pour une monnaie « de proximité »

Selon ses créateurs, elle permet aux citoyens de se réapproprier la monnaie, loin des systèmes financiers  : « on ne peut ni la placer ni l’épargner, indique Florence Inoué, l’une des fondatrices de l’association, donc cela garantit que l’argent contribue à l’économie réelle . L’autre avantage, c’est que l’argent sert deux fois ! ». Pendant que d’un côté, les euros changés en « roues » sont placés dans une banque coopérative pour financer des projets ayant une utilité sociale, écologique ou culturelle, de l’autre, les « roues » circulent, elles, dans l’économie réelle du territoire.  Soixante-mille roues (1 roue = 1 euro) ont été mises en circulation dans le Pays d’Arles.

En pratique

Les billets de 1, 2, 5, 10 ou 20 roues ont la même valeur que les euros (1 roue = 1 euro ) et peuvent être utilisés chez les prestataires partenaires du réseau régional SEVE*  dont fait partie la roue arlésienne, soit chez près de 700 prestataires en Pays d’Arles, dans le Vaucluse, à Marseille, dans le Gapençais etc. Pour payer en roues, il faut adhérer à l’association puis changer des euros dans les bureaux de change – des commerces volontaires. Pour en savoir plus et accéder à la liste des commerces partenaires, rendez vous sur larouearlesienne.org.

 

*Système d’Échanges pour Vitaliser l’Économie.