De drôles d’arbres ont pris racine, depuis peu, sur le plancher de la chapelle Sainte-Anne. Leurs essences sont des plus rares puisqu’elles sortent de l’imagination du sculpteur Vincent Lajarige et du peintre Mark Alsterlind. Cette forêt artificielle, réalisée à base de deux-cents pièces de bois mort incrustées de résine et de verre de Murano, et de panneaux peints comme des totems, représente une installation artistique autant qu’un manifeste écologique. Elle est une des composantes de l’exposition Forest art project, proposée par l’association du même nom et coproduite par la Ville, à visée artistique et pédagogique. Chacun de ses concepteurs propose son regard sur la forêt tropicale, amazonienne et africaine, menacée de disparition à cause, entre autres, de l’abattage constant de grands arbres au bois précieux.

photo Forest art project

Oeuvre collective, Forest art project a fait aussi appel au savoir scientifique de Francis Hallé. Ce botaniste de renommée internationale est également dessinateur. Il a reproduit les trésors végétaux exotiques à la gouache, à l’encre. Ses nombreuses planches ressemblant aux pages d’un herbier montrent toute la richesse et les couleurs des paysages foisonnants de vie. D’ailleurs on se fond dans ce décor au son des chants des oiseaux, du froissement des feuilles sur le sol et du bruit de la pluie, une bande son conçue par l’Arlésien Thibault Verdron (de l’espace Cécile et Thibault).

L’exposition et l’association ont aussi pour but de sensibiliser le public au problème de la déforestation. Un programme de visites s’adresse plus particulièrement aux scolaires et il est possible d’adhérer à l’association.

Forest art project jusqu’au 25 février. Le vernissage en images. Entrée libre, ouverte de 11h à 13h et de 14h à 18h.

Des reproductions des dessins de Francis Hallé sont à la vente.