Dans le bâtiment, ont été conservés les éléments d’architecture et de décoration (comme cette cheminé et ce tableau) qui renvoient à son histoire. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

« Stupéfiant! » « Magnifique! » « Quelle poésie! » Les nombreux Arlésiens qui se sont pressés à la visite gratuite de l’hôtel Arlatan, organisée le 19 mai 2018 dans le cadre des Luma Days ont surenchéri de qualificatifs. Sous le charme de l’édifice, fermé depuis 3 ans pour de très importants travaux de rénovation.

La mosaïque sur les sols et les murs, les décors peints sur les portes, le mobilier ont été créés par l’artiste Jorge Pardo. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Alors que ceux-ci sont presque achevés, la visite a permis de découvrir le travail mené par les architectes Max Romanet et Renzo Wieder, dans cet hôtel qui conserve de nombreux éléments du XVème siècle, des appartements du XVIème siècle et une façade du XVIIIème siècle. Sans oublier les vestiges antiques et ceux d’une basilique (au sens civil du mot, qui recouvre alors des salles d’audience dans la demeure d’un notable) du Vème siècle.

 

Les luminaires habillent l’espace dans le gigantesque escalier. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Véritable livre d’histoire, l’édifice présente aujourd’hui un décor signé d’un artiste né à Cuba, Jorge Pardo. Celui-ci a entièrement habillé les sols de mosaïques reprenant 18 couleurs pour évoquer les tonalités du Sud. Des couleurs très vives encore sur les murs, des luminaires comme autant d’oeuvres d’art, des portes peintes évoquant les estampes japonaises qui ont inspiré Van Gogh, créent un univers à la fois très Provençal et international. Terrien et onirique. L’ensemble est un exemple réussi d’une collaboration maîtrisée entre les architectes, le designer, les archéologues pour donner un nouveau lustre à ce bâtiment en respectant son histoire.

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