Aurélie Le Lanlay, Sam Stourdzé et Hervé Schiavetti ont fait le bilan de la semaine d’ouverture des Rencontres. Photo R.Boutillier / Ville d’Arles

Les Rencontres d’Arles n’en finissent plus de séduire. Le festival a connu une nouvelle augmentation de sa fréquentation lors de la semaine d’ouverture, bouclée ce dimanche 8 juillet. 18 500 personnes ont poussé la porte des 36 expositions, soit 6% de plus qu’au cours d’une édition 2017 déjà record. « Il n’y a pas un seul lieu où on ne croise pas beaucoup de monde, s’est félicité Sam Stourdzé, directeur de l’événement, lors de la conférence de presse de clôture. Les RIP se portent bien : même les expos des photographes les moins connus ont fait des audiences exceptionnelles ». Parmi les festivaliers, les rangs des Arlésiens grossissent. Ils sont en effet plus de 3400 à avoir s’être fait délivrer un pass, soit +18% par rapport à l’année dernière. « Arles conforte encore son statut de référence en matière de photo, comme peut l’être Avignon en matière de théâtre » a insisté le maire Hervé Schiavetti.

L’expo de Matthieu Ricard dans attire la foule dans la structure en bambou imaginée par architecte Simòn Vélez. Photo Olivier Quérette / Ville d’Arles

« Les Rencontres sont un festival toujours plus glamour, toujours plus tendance, et on est ravi que des gens de plus en plus chics viennent massivement à Arles, a enchaîné Sam Stourdzé. Mais l’essentiel est que le festival reste un créateur de lien social, et cela passe par une présence renforcée dans des territoires, dans des quartiers, dans des lieux où la Culture n’est pas toujours présente. » Et le directeur du festival de citer en exemple la prison d’Arles ou le magasin Monoprix, qui accueillent cette année des expositions pour la première fois.

Les soirées de cette semaine d’ouverture ont également étaient un succès, notamment la Nuit de l’année qui a rassemblé 6500 personnes sur le site des anciennes papeteries Etienne.

La Nuit de l’année, vendredi soir à Trinquetaille. Photo Romain Boutillier / Ville d’Arles.

Outre la fréquentation, la grande satisfaction de l’édition 2018 est l’endiguement des files d’attente grâce à la création d’un nouveau guichet à Monoprix, d’une billetterie en ligne à tarifs avantageux (7€ de moins par billet) et d’une application pour smartphone téléchargée plus de 7000 fois.

Les expos, gratuites pour les Arlésiens, sont visibles jusqu’au 23 septembre, date à laquelle les Rencontres se tourneront définitivement vers leur 50e édition.