SUZANNE_CAVASSE_-_santonnie.jpg Le salon international des santonniers ouvre ses portes aujourd’hui à 10 heures. Il se déroule comme chaque année dans les salles romanes du cloître Saint-Trophime jusqu’en janvier. Une tradition ancienne autour de la Nativité mais aussi une pratique artisanale et artistique de notre temps qui renouvelle sans cesse le genre.

Salon international des santonniers au cloître Saint-Trophime. Ouvert tous les jours de 10h à 18h jusqu’au 10 janvier 2010. Tarifs :3,5 € / 2,60 € (Gratuit pour les moins de 12 ans)

« Le santon est un art populaire très répandu mais aussi très méconnu » nous explique un des bénévoles du salon. Les « santoun » ou « petits saints »… figurines en terre cuite destinées à la décoration des crèches de Noël, représentant la scène de la Nativité. Ils témoignent également des métiers et des traditions en Provence. Cette année, une centaine d’exposants, des familles, des amateurs, des professionnels et collectionneurs, révèlent les dernières tendances de la confection des crèches.

De nouveaux personnages apparaissent, les vieux métiers demeurent. Aux compositions classiques s’ajoutent des créations modernes, avec toutes sortes de matériaux, comme celles du créchiste Nicolas Corso utilisant des graines de tournesol ou des balles de tennis.

Cette 52e édition est aussi l’occasion d’entrer dans l’intimité des Devouassoux, famille de santonniers de génération en génération. A voir également, les crèches familiales, les santonniers Henri et Suzanne Cavasse, les œuvres modernistes des Frapolli, la collection de santons musiciens d’André Gabriel. Petite anecdote : saviez-vous que les premiers santons étaient confectionnés en mie de pain ? Petit à petit, c’est l’argile rouge de Provence qui a été privilégiée pour leur fabrication.