« On est très bien dedans, on ne ressent aucune secousse. Et vraiment, cela manquait à Arles ! » Anita Bonutti, représentante de l’Association des Paralysés de France à Arles et vice-présidente de l’association A Cloche-Pied, s’est prêtée, avec bonne humeur, à une exercice un peu particulier. Le 19 octobre, les huissiers de l’Hôtel-de-Ville et les agents de règlementation ont reçu une formation pour manipuler le Scalamobil, un monte-escalier destiné aux personnes handicapées.
Un formateur de la société allemande Alber qui fabrique l’appareil, était sur place pour expliquer son maniement. Muni d’un système électronique et de quatre freins, le Scalamobil, qui coûte 7121 euros, s’adapte à tous les fauteuils manuels, permet de monter tous types d’escalier (même en colimaçon) et se plie afin d’être transporté. On en trouve déjà dans l’A 380 d’une compagnie aérienne étrangère, au Palais de justice à Paris, dans plusieurs châteaux accueillant des visiteurs.
« Nous possédons un Scalamobil depuis un an, explique Roger Gueyraud, conseiller municipal délégué aux personnes handicapées. Mais quelques personnes seulement avait reçu la formation adéquate. L’appareil est destiné à être utilisé dans l’escalier d’honneur de la mairie et nous le prêtons aussi aux associations d’handicapés quand elles veulent l’utiliser dans d’autres lieux publics. » A cet effet, la Ville projette d’ailleurs d’acquérir un deuxième monte-escalier. Et applique d’ores et déjà la loi Handicap, qui oblige tout établissement recevant du public à être accessible à toute personne, quel que soit son handicap, d’ici 2015.