Pour la Résistance, ce fut l’emblème du martyre. Le 26 février 2012, un hommage est rendu autour de l’Affiche rouge, au groupe Manouchian.Cérémonie Affiche rouge
Cette cérémonie est organisée, tous les ans, par l’Association pour un Musée de la Résistance et de la Déportation du Pays d’Arles, la Fédération nationale des Déportés Internés Résistants Patriotes (FNDIRP), l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR) et l’Union locale des associations d’anciens combattants qui en l’Association pour un musée de la Résistance et de la Déportation du Pays d’Arles, square Manouchian.

Le 19 février 1944, vingt-quatre hommes et femmes, originaires de Hongrie, Roumanie et Arménie, sont fusillés par les Allemands au Mont-Valérien. Sous la responsabilité de Missak Manouchian, poète d’origine arménienne, ils sont responsables,d’août à novembre 1943, d’une trentaine d’opérations contre l’armée d’occupation. Après leur exécution, les services de propagande allemands pensent exploiter cet événement en placardant 15000 affiches représentant dix des condamnés. Dans la nuit, l’inscription « Morts pour la France » apparait au bas de ces affiches et le groupe est reconnu pour son courage.
« Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit… » écrivait Missak Manouchian à sa femme, quelques heures avant de mourir.