Exposition à la chapelle du Méjan du 23 mars au 3 juin. Dans le circuit d’art contemporain des 18 galeries arlésiennes

En ce 23 mars 2012, au lendemain du drame de Toulouse, il est troublant de découvrir une exposition où la violence faite aux enfants est représentée par des oeuvres d’art. Les sept morts de Toulouse pourraient prendre place comme ultime prolongement des corps allongés de jeunes Brésiliens et Palestiniens de Gaza, victimes d’autres règlements de comptes mafieux ou massacres planifiés par des Etats, que Maurice Matieu a peints, leur offrant une beauté posthume et une éternité aérienne contre l’oubli médiatique.
Maurice Matieu ne peint pas que la mort infligée, mais aussi des corps portant dans leur chair les conséquences de choix politiques, stigmates indélébiles. Il se veut témoin hanté des ignominies commises ici et là, son oeuvre picturale signifiant le refus d’effacer la faute collective. « Maurice Matieu, la Candelaria, Gaza et autres banalités » exposition à la chapelle du Méjan jusqu’au 3 juin.