Le chantier a été lancé lundi 10 décembre en présence de nombreux élus, de responsables publics et associatifs et des habitants du quartier.

« Les décennies passant, nous avons toujours voulu mettre en valeur ce site » expliquait Hervé Schiavetti, maire d’Arles en lançant ce lundi 10 décembre le projet de réhabilitation de l’ancienne Verrerie à Trinquetaille.

Le chantier concerne un terrain de plus de 8000 mètres carrés, mitoyen du bâtiment qui abrite la poste et la mairie annexes de Trinquetaille. La première tranche de travaux devrait durer un an et employer douze personnes. Elle sera réalisée sous la forme d’un chantier d’insertion. Il s’agira de débroussailler le terrain, mais aussi consolider et mettre en sécurité les bâtiments et procéder à plusieurs opérations sur les mosaïques romaines présentes dans le sous-sol. Celles-ci seront dégagées, répertoriées et réensevelies pour leur assurer la meilleure protection possible.
« C’est une expérience intéressante pour l’insertion professionnelle, à l’issue de laquelle les salariés pourront enchaîner une formation diplômante ou s’embaucher dans un autre chantier de restauration nécessitant ces spécificités » faisait remarquer Cécile Movizzo, secrétaire générale de la sous-préfecture.

Les travaux sont confiés à l’Association DEFI (Développement de l’Emploi de la Formation et de l’Initiative) et se dérouleront sous les regards croisés du service du patrimoine de la Ville, des archéologues du musée Arles antique, de l’école d’Avignon.
L’ opération est financée dans le cadre de la Politique de la Ville (CUCS) et du Plan local pour l’insertion et l’emploi par l’État, la Région, le Conseil général, la communauté d’agglomération et la ville d’Arles.

Un peu d’histoire

A l’époque romaine, une luxueuse villa s’étendait sur cet espace entre les deux bras du Rhône. Les fouilles archéologiques pratiquées en 1990 sur cette villa romaine ont permis de dégager les plus belles mosaïques exposées au musée départemental Arles antique. Les archéologues savent qu’il reste des vestiges dans le sous-sol, peut-être plus que ce qui a été dégagé.

La fabrique de verre a été construite au XVIIIe siècle sur les ruines de la villa romaine par un maitre verrier originaire de Normandie. Elle a fonctionné une trentaine d’années avant la Révolution française. On y fabriquait de grandes bonbonnes en verre noir (grâce aux sables du Rhône) baptisées aussi « Dame Jeanne ». Depuis l’arrêt de l’activité industrielle, le site a été classé en 1975. Il est donc définitivement protégé.