L’équipe du Laboratoire d’Études et de Recherches sur les Matériaux (le Lerm) a inauguré, mardi matin, l’extension de ses locaux en présence du maire et des élus.

Comme l’indique son slogan, le Lerm s’inscrit bien dans « les preuves du temps ». En 1997, voulant développer son activité, le Laboratoire d’Études et de Recherches sur les Matériaux qui possède des locaux dans la région parisienne, s’installe à Arles dans les anciens réservoirs à eaux de la ville, au cœur du centre ancien. Ils étaient 25 salariés il y a 25 ans, ils sont aujourd’hui 70 à tutoyer d’un côté l’amphithéâtre et de l’autre le cimetière de la rue Émile Combes. Au fil des années, l’équipe s’est agrandie, les missions se sont développées, les locaux sont devenus trop étroits. Il a donc fallu procéder à l’extension du bâtiment. Aujourd’hui les ingénieurs et chercheurs jouissent de 3000 m2 de locaux grâce à l’extension rendue possible par un partenariat public/ privé : « Le projet d’extension a pu voir le jour grâce à la mairie qui a pré-financé les travaux pour ne pas amputer notre activité économique, nos recrutements. Je remercie le maire et ses élus de nous avoir soutenus… Le Lerm a 25 ans, c’est une belle victoire » expliquait hier Bernard Quénée le directeur général du Lerm lors de l’inauguration de l’extension. L’œil au dessus du microscope ou devant les graphiques informatiques, les employés du Lerm scrutent les matériaux, les pierres et le béton en particulier, trouvent des solutions aux matières malades, conseillent les plus grands bâtisseurs… En amont des projets, dès la conception, pendant la phase chantier, jusqu’en réhabilitation et transformation, le Lerm intervient à chaque étape de la vie des constructions. Les spécialistes du Lerm interviennent régulièrement dans la restauration du patrimoine arlésien. Cette petite entreprise a rejoint le groupe Setec il y a deux ans, et aujourd’hui, les missions se bousculent. « Nos équipes travaillent, à la demande d’EDF qui révise son parc nucléaire, sur ces bâtiments particuliers. Nous faisons des expertises au Maroc, sur le port de Tanger pour Bouygues, en Côte d’Ivoire, sur la grande mosquée d’Alger. Nous travaillons également pour le projet de couverture du périphérique à la Défense, sur le futur EPR anglais. Beaucoup d’autoroutes également nous confient le diagnostic de leurs ouvrages, nous œuvrons aussi sur le musée du Louvre dont quelques fissures sur le bâtiment inquiètent les conservateurs… » détaille Bernard Quénée.

Depuis 25 ans, la société trace son sillon dans cette niche scientifique pointue. Une activité importante pour la Ville d’Arles, dont le maire Hervé Schiavetti a salué la vivacité : « c’est un dossier que toute municipalité aimerait aider et porter. L’histoire du LERM démontre bien qu’il y a des possibilités de délocalisation favorable ».