Lors de la cérémonie du 69e anniversaire de la Libération d'Arles, Étienne Girard a reçu des mains d'Eliane Mezy, les insignes de Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur.

Lors de la cérémonie du 69e anniversaire de la Libération d’Arles, Étienne Girard a reçu des mains d’Éliane Mezy, les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

 

Le 69e anniversaire de la libération d’Arles a été marqué par la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à Étienne Girard, ancien résistant maquisard du maquis de Lorris et membre actif d’associations patriotiques.

Sous l’oeil ému des élus, du Maire d’Arles Hervé Schiavetti, des autorités et du sous-préfet, Jean-Pierre Castoldi, Éliane Mezy a décoré « son camarade » Etienne, entouré de sa famille, ses petits-enfants et arrières petit-enfants. L’ancienne élue de la Ville d’Arles a rendu un bel hommage à l’ancien résistant devant le monument aux morts de la Résistance et de la Déportation du boulevard Emile Combes.

Etienne Girard est né à Arles en 1925. Il quitte la cité romaine avec sa famille pour rejoindre le Loiret en 1937. La guerre débute en 1939 et emportera avec elle, l’ainé de la fratrie Girard, le 18 mai 1940. Un autre frère sera blessé et fait prisonnier. C’est à ce moment là que les trois frères restants entrent en Résistance. En décembre 1943, Etienne Girard alors âgé de 18 ans et son plus jeune frère de 15 ans, rejoignent dans un premier temps le maquis de l’Etang Neuf à Charnie dans l’Yonne. Ils poursuivront le combat au sein du maquis de Lorris dirigé par le colonel O’l-Neil.
En 1944, aux côtés de l’armée américaine, il participe à la libération de la Ville d’Orléans puis à celle de Paris.  C’est 1956 qu’il revient sur Arles. Il a, avec son épouse, quatre enfants, cinq petits-enfants et cinq arrières petits-enfants.

Aujourd’hui cet Arlésien s’investit dans de nombreuses associations et va à la rencontres des jeunes pour raconter son histoire et transmettre le flambeau. Un devoir de mémoire qu’il opère une trentaine de fois par an dans les établissements scolaires.

Photos ville d’Arles – Patrick Mercier