inauguration du musée de la Camargue

Autour d’Hubert Yonnet, le maire d’Arles et président du parc naturel régional de Camargue, Hervé Schiavetti et Estelle Rouquette, conservatrice du musée, célèbrent la réouverture du musée après un an de travaux. Photo Romain Boutillier, ville d’Arles

« Ce musée raconte votre histoire. Il est à vous, il existe grâce à vous et je remercie tous les donateurs qui contribuent à l’enrichir » : très émue, Estelle Rouquette, conservateur du musée, a ainsi salué la réouverture du musée, le 29 octobre 2013, après un an de fermeture.  Le représentant du comité d’organisation de Marseille-Provence 2013 a précisé que cette réouverture figurait à juste titre dans la longue liste des musées qui avaient ouverts ou réouverts pour cette année capitale européenne de la culture. Le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, président du parc naturel régional de Camargue a salué cette belle réhabilitation, « de celles qui font honneur à l’utilisation des crédits publics ».  La rénovation du musée a en effet été menée grâce à des fonds du conseil régional, du conseil général, de la fondation du Patrimoine, de la fondation Total, de la fondation Crédit Agricole et de la Compagnie nationale du Rhône.

En tout,  1,4 million d’euros auront été dépensés pour assurer la rénovation de la bergerie qui abrite le musée. La toiture, la façade, l’isolation, les menuiseries, l’électricité, l’assainissement ont été refaits.  Et la présentation des collections, la muséographie comme disent les spécialistes, a été entièrement repensée. Désormais, la Camargue se voit, se touche et s’écoute. En effet, un grand écran tactile permet de visualiser la carte du delta et permet de naviguer dans l’espace et le temps pour découvrir les systèmes de gestion d’autrefois et d’aujourd’hui. Les différents milieux naturels sont représentés à la fois par des photos et des petites maquettes. Le fonds photographique du musée, et notamment les photos de Carle Naudot et Gaston Bouzanquet, sont mises en valeur dans de grands caissons lumineux suspendus ou sont à regarder en 3 D grâce à des lunettes adaptées.

inauguration musée de la camargue

La nouvelle présentation du fonds photographique du musée. photo Romain Boutillier ville d’Arles

Enfin, et ce n’est pas la dernière des innovations, la Camargue s’écoute grâce à des « cornes de taureaux », qui permettent d’entendre des informations sur la faune, la flore, la vie des hommes qui ont apprivoisé cette terre.

Les entreprises arlésiennes ont été particulièrement mobilisées, que ce soit pour assurer les travaux du bâtiment, ou la nouvelle scénographie  -signée Aurélie Torre : Mastran, EcoFabrik, Fouque, Calvo, CVI… jusqu’aux cartels qui ont été réalisés en papier de riz par Benoit Dudognon.

Le musée de la Camargue recevait 30 000 visiteurs par an, comme l’a rappelé Hervé Schiavetti. Ce nouveau visage pourrait bien lui faire gagner un plus grand nombre d’admirateurs.