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L’exposition sur la Résistance est commentée par Marion Jeux, animatrice du patrimoine de l’Association pour un musée de la résistance et de la déportation du pays d’Arles. photo Olivier Querette / ektadoc – ville d’Arles

Les Journées de la mémoire consacrées à l’histoire de la Résistance ont été inaugurées hier, lundi 22 février 2016, en présence du Maire d’Arles Hervé Schiavetti, de Thérèse-Annie François, adjointe déléguée au Devoir de mémoire et de nombreux membres de l’Association pour un musée de la résistance et de la déportation du pays d’Arles, à l’origine de cette manifestation.
Ces Journées qui s’articulent comme un dialogue entre passé et présent ont pour thème cette année la résistance par l’art et la littérature, en résonance avec l’actualité dont l’attentat de Charlie Hebdo. Et l’exposition temporaire du Musée de la Résistance nationale, accueillie dans les locaux du futur musée arlésien, à l’espace Mistral, sert d’appui pour illustrer cette résistance par l’art. Le dessin, les chansons et la musique, les livres ont été des armes culturelles qui défiaient l’ennemi pendant l’Occupation. L’exposition en donne un aperçu didactique à travers des exemples dont le fameux poème « J’écris ton nom » de Paul Eluard. Toute cette histoire est donc à découvrir au rez-de-chaussée de l’ancien collège Frédéric-Mistral qui n’a pas perdu sa vocation de lieu d’enseignement car dès ce matin, une classe de 3e du collège Ampère, accompagnée de son professeur d’histoire, Madame Donnadey, y suivait sa leçon sur la deuxième guerre mondiale. La visite guidée par Marion Jeux, animatrice du patrimoine, a permis aux collégiens de comprendre, en complément de leurs cours, des faits historiques au plan local. Inlassablement, la spécialiste raconte aux élèves de CM2, de 3e et de 1ère, à l’aide d’anecdotes et d’objets issus des collections du futur musée, cette période inscrite à leur programme. Les jeunes Arlésiens découvrent par exemple que l’équipement sportif où ils se rendent pour les cours de gymnastique porte le nom d’un résistant arlésien : Fernand Fournier. « Ce sont des petites choses qui interpellent et grâce à cela, ils retiennent mieux l’histoire. La mémoire s’inscrit aussi dans l’espace public, près de chez eux, » souligne Marion Jeux.
L’exposition des Journée de la mémoire est également ouverte au public qui peut la visiter jusqu’au 6 mars (sauf le 29 février) de 14h à 18h. Entrée libre. Espace Frédéric-Mistral – boulevard Emile Combes. Le programme des Journées de la mémoire sur l’agenda en ligne

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Reproductions d’oeuvres réalisées par des Résistants pendant l’Occupation. Ici le peintre arlésien Paul Montagnier (portrait) et l’hôtel de ville d’Arles à la Libération décoré avec des tableaux de Montagnier. photo Olivier Querette / ektadoc – ville d’Arles