Inauguration des jardins partagés de Griffeuille

Après un an de travail, les jardins partagés de Griffeuille se révèlent, avec leurs parcelles soignées et des cabanes en bois de récupération, réalisées par l’association Coup de Pouce, pour ranger les outils. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Les salades, tomates, courgettes s’épanouissent dans les allées bien tracées, les enfants courent pieds nus et se jettent sur le bol de cerises, les mamans papotent autour d’un thé à la menthe tandis que les jardiniers posent fièrement devant leur potager… Les jardins partagés de Griffeuille ont dévoilé ce qui fait leur vraie nature, le samedi 28 mai 2016, lors de leur inauguration : des plantations soignées, mais surtout l’occasion de se retrouver ensemble, les pieds dans l’herbe, et de faire pousser bien plus que des légumes et des fleurs.

Ces Jardins sont nés de la volonté de la Sempa, l’un des principaux bailleurs du quartier de Griffeuille mais leur réalisation a été confiée à l’association Petit à Petit. Depuis un an, le projet s’est monté avec des habitants motivés pour cultiver un bout de terre, le long du canal du Vigueirat. « Les règles de fonctionnement, la vocation de ce jardin, tout a été développé en commun » raconte Anne Drilleau, coordonnatrice au sein de l’association Petit à Petit. Les Semeurs du Partage, c’est le nom de ces jardiniers, qui coiffés pour la plupart d’un canotier fleuri, ont posé devant la fresque inspirée d’un tableau de Van Gogh, qui est un peu leur emblème.

Inauguration des jardins partagés de Griffeuille

Les jardiniers et les membres de l’association Petit à Petit qui cultivent le jardin. Photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Aujourd’hui, les 2100 m2 du Jardin comptent 31 parcelles, de 35 ou 17 m2 chacune. Des familles mais aussi la Maison de quartier et le CIQ ont la leur. Un jardin collectif et un espace pédagogique pour les écoliers occupent le reste du terrain. Chacun y fait pousser ce qu’il veut mais en respectant la nature et la charte : ici les pesticides sont interdits et on expérimente même des techniques potagères innovantes, comme un « key hole » (trou de serrure en anglais), qui permet une abondante production sur une surface limitée, en contrôlant l’arrosage. Les jardiniers bénéficient des conseils de Roberto Melloni, membre de Petit à Petit, présenté unaniment comme un « maître en compost ».

Tous les élus ont succombé au charme de l’endroit et de la démarche, vantant « un projet pour ramener les gens à vivre ensemble » (David Grzyb, président de la Sempa), « un endroit merveilleux pour créer des souvenirs » (le maire Hervé Schiavetti qui a assuré que la Ville serait un soutien sans faille au Jardin), et « un lieu magique, un espace de nature où le respect de l’environnement et la solidarité sont maîtres » (Nicolas Koukas, conseiller municipal et départemental).

A l’heure des premières récoltes, une idée commence à germer : et si on étendait la superficie de ces Jardins ?