Opération de blocage de la voie rapide pour réclamer la construction du contournement autoroutier

Elus et habitants mobilisés pour réclamer la construction du contournement autoroutier. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Des élus et des habitants excédés mais déterminés ont manifesté ce matin, 1er juillet 2016, sur la bretelle d’accès à la N113 depuis le boulevard Georges Clémenceau. Une fois de plus, ils réclamaient à l’Etat la réalisation de ce qu’on appelle depuis 20 ans maintenant, le contournement autoroutier. Ils répondaient à l’appel de David Grzyb, conseiller municipal d’Arles, qui a été rejoint par le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, le député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône, Michel Vauzelle, le conseiller départemental et adjoint au maire Nicolas Koukas, des représentants de la chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles, et les représentants des Comités d’intérêt de quartier et de village d’Arles concernés.

Un projet lancé il y a 20 ans

Opération de blocage de la voie rapide pour réclamer la construction du contournement autoroutier

Les habitants mobilisés ont effectué une « opération escargot » sur la N113. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

En effet, sur un tronçon d’un peu plus de 10 km, les véhicules qui circulent, vers le sud ou vers le nord, sur l’ A 54 se trouvent soudain obligés d’emprunter la N113 et donc de passer au coeur de la ville d’Arles, avant de pouvoir reprendre l’autoroute. Une situation aberrante, très dangereuse pour les riverains, une source de nuisances multiples pour ces mêmes habitants et pour les monuments d’Arles, fortement impactés par la pollution.

Depuis 20 ans, circule l’idée de créer ce fameux tronçon autoroutier manquant pour délester la N113 d’une importante circulation de transit dans la traversée d’Arles. De nombreuses concertations, expositions et travail conjoint entre la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), la Ville d’Arles et la Chambre de commerce et d’industrie du pays d’Arles, ont abouti à la présentation d’un projet, classé comme prioritaire par le gouvernement en juillet 2013. A l’époque, il était même annoncé que les travaux commenceraient en 2018 pour une mise en service en 2020, comme l’a rappelé au cours de la manifestation le président du CIQ de Pont-de-Crau, Robert Rocchi. Et depuis… plus rien.

Sécurité et développement économique : des enjeux forts

Le vice-président de la CCI a rappelé l’importance cruciale d’un tel contournement pour le développement économique d’Arles, alors que des projets d’envergure amenés à provoquer une circulation encore plus importante, comme la Fondation Luma, le développement du port, le campus de la CCI, sont en cours.

Opération de blocage de la voie rapide pour réclamer la construction du contournement autoroutier

Michel Vauzelle, le député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône, a exprimé sa colère. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

« L’Etat nous expose à des risques considérables, a pour sa part, affirmé Hervé Schiavetti, qui a rappelé la mobilisation des élus depuis 20 ans. Nous avons rencontré tous les ministres successifs en charge de ce dossier. » Michel Vauzelle a ajouté que « les élus ne se faisaient pas entendre par une une vision parisienne, qui ne mesure pas la réalité arlésienne. » Le député a également précisé que c’était de l’intérêt de la France de boucler cette liaison sud-sud, puisque l’autoroute existe depuis le sud de l’Italie et jusqu’au sud de l’Espagne, sauf sur ce tronçon !

Enfin, David Grzyb a conclu en disant que « la mobilisation d’aujourd’hui était conviviale mais que faute d’une réponse de l’Etat d’ici l’automne, un véritable blocage de la N113 serait mis en place. »