Cérémonie commémorative de l’Affiche Rouge, square Manouchian, avenue de Stalingrad à Arles. Photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arle

Se souvenir de ces 24 hommes et femmes, fusillés par les Allemands le 24 février 1944 est toujours un moment très émouvant. Arles rend tous les ans hommage aux membres du groupe Manouchian, devant la stèle qui perpétue leur mémoire, avenue de Stalingrad. La cérémonie, organisée par la Ville et soutenue par l’Association pour un musée de la Résistance et de la Déportation à Arles et dans le Pays d’Arles, réunit aussi les représentants des associations d’anciens combattants, et tous ceux qui ont à coeur de se souvenir de cet épisode de la Seconde guerre mondiale.

La stèle en hommage au groupe Manouchian, érigée avenue de Stalingrad à Arles. Photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Sous la responsabilité de Missak Manouchian, un poète d’origine arménienne, ces Résistants, originaires de Hongrie, Roumanie et Arménie, montent, d’août à novembre 1943, une trentaine d’opérations contre l’armée d’occupation. Après leur exécution, les services de propagande allemands pensent exploiter cet événement en placardant 15000 affiches représentant dix des condamnés. Dans la nuit, l’inscription « Morts pour la France » apparait au bas de ces affiches et le groupe est reconnu pour son courage. Et l’affiche, conçue pour dénoncer « un acte infâme », salue en fait la bravoure de ces citoyens qui ont sacrifié leur vie au nom de la liberté et de la démocratie. Au cours de la cérémonie, Elodie Bernabé, petite-fille des Résistants arlésiens Roger et Josette Reboul et Etienne Girard, grand Résistant, ont lu les noms de ces hommes et femmes, morts pour leurs valeurs.

Etienne Girard, Résistant, et Elodie Bernabé, petite-fille de résistants, lors de la cérémonie commémorative de l’Affiche Rouge, square Manouchian, avenue de Stalingrad à Arles. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.