photo Olivier Quérette / Ektadoc – ville d’Arles

Triptyques, diptyques, petits formats à la peinture ou à la mine de plomb remplissent les alcôves de la chapelle Sainte-Anne. Les tableaux de Tudor Onica présentés dans l’exposition qui lui est consacrée depuis le 31 mars, ont été empruntés à des propriétaires privés. Cet hommage rendu au peintre, décédé en août 2016, par ses amis réunis en association et par la Ville, résulte d’une longue chaîne d’amitié. Elle a débuté il y a plus de quarante ans quand Tudor Onica, d’origine roumaine, s’est installé à Arles, attiré par la lumière que recherchent les artistes de la couleur et du pinceau. Ancrée sur les bases solides d’une formation aux Beaux-Arts, son œuvre considérable est influencée par les maîtres italiens de la Renaissance. L’exposition montre entre autres des paysages d’une complexité infinie où se mêlent végétation et détails architecturaux qui caractérisent son style et traduisent son talent de dessinateur. La mise en valeur des oeuvres par thèmes et périodes a été confiée à Héléna Staub, directrice de la galerie Omnius, et au scénographe Jean Schneider. Dans l’organisation de cette rétrospective, on notera l’intervention de l’équipe du musée Réattu qui a assuré la protection et le transport des tableaux, et la participation du collectif artistique AILO dont une sculpture-miroir réalisée par Anna-Eva Berge et Fabrice Leroux orne l’espace central de la chapelle.

Spécialiste des paysages, Tudor Onica s’est aussi intéressé au thème de la tauromachie. photo Olivier Quérette -/ Ektadoc – ville d’Arles

L’exposition Tudor Onica sera ouverte pendant la Feria de Pâques. La tauromachie fait également partie des sujets traités par l’artiste. A voir jusqu’au 23 avril de 11h à 18h – entrée libre.