Les nombreuses personnes qui avaient côtoyé Etienne Girard se sont réunies autour de sa famille, des porte-drapeaux, des personnalités civiles et militaires pour saluer sa mémoire. photo R. Boutillier/ville d’Arles.

Les hommages se sont succédé, hier, le 20 mars 2018  pour saluer la mémoire d’Etienne Girard, disparu le 16 mars à l’âge de 93 ans. Après une cérémonie religieuse à la primatiale Saint-Trophime, une foule tout aussi nombreuse s’est rendue dans la salle des Pas-Perdus de l’Hôtel de Ville, autour de la famille de ce grand Résistant, chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, et de nombreuses personnalités civiles et militaires, accompagnés par les collégiens et lycéens d’Arles, qui ont entonné le Chant des partisans sur la place de la République.

Pierre Castellano, représentant la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes comité d’Arles, a rappelé l’engagement de cet Arlésien, né à la Roquette en 1925, et qui après s’être engagé à 18 ans dans la Résistance, a participé à la Libération d’Orléans et de Paris.  Josette Pac, représentant l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance -comité d’Arles, a lu le message d’un frère d’armes d’Etienne Girard, Bernard Chalopin, qui engagé comme lui dans le maquis de Lorris, a souligné le courage et l’engagement sans failles de son compagnon. Puis Solange Benedetti, présidente de l’association pour un musée de la Résistance et de la Déportation en Pays d’Arles a rappelé comment Etienne Girard a donné de son temps et de son énergie pour donner corps à cette structure et « le message de paix, de liberté et de résistance » qu’il portait inlassablement, notamment auprès des écoliers. Il faisait plus de 30 interventions par an dans les écoles pour raconter les raisons de son engagement.

Le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, ont rappelé l’importance du message porté tout au long de sa vie par l’ancien Résistant. photo R. Boutillier/ville d’Arles.

Le sous-préfet d’Arles, Michel Chpilevsky, l’ancien député Michel Vauzelle, le conseiller départemental Nicolas Koukas, le conseiller régional Cyril Juglaret, ont souligné l’importance de continuer à porter ces valeurs, défendues par Etienne Girard, tout au long de sa vie : la résistance, le courage, la fraternité, la liberté. Hervé Schiavetti, le maire d’Arles, a rappelé l’engagement du conseil municipal d’aider à la réalisation du Musée de la Résistance et de la Déportation. Enfin, les collégiens et lycéens qui ont entonné le Chant des Partisans, ont témoigné, par leur présence

Son petit-fils, Stéphane Figueroa, a dressé le portrait d’un homme chaleureux, qui aimait se retrouver entouré de sa famille (il a eu quatre filles,  cinq petits-enfants et plusieurs arrières-petits-enfants) et avec qui, il avait partagé de nombreuses parties de pêche. Son arrière-petit-fils, Lucas, a rappelé le moment unique qu’il a vécu avec ses camarades de classe, quand son arrière-grand-père était venu raconter ses années de guerre et l’importance de ne jamais renoncer. Au contact des plus jeunes, Etienne Girard savait trouver des mots simples mais forts pour convaincre. Il manifestait une confiance en la jeunesse qui suscitait l’enthousiasme. Il repose désormais au cimetière de Trinquetaille.