La plage de Piémanson, mais aussi les marais salants, les manades ou le patrimoine industriel sont autant d’arguments pour attirer les touristes à Salin. Photo DR

A pied, à cheval, en voiture ou à vélo: tous les chemins mènent à Salin-de-Giraud. C’est le message que veut faire passer  l’Office de tourisme d’Arles, qui a entrepris de promouvoir un tourisme dit « d’itinérance » pour attirer les voyageurs dans le village. Un projet qui se matérialise par la création de plusieurs circuits essentiellement pédestres, équestres et cyclistes à travers la Camargue et qui inciterait les touristes à séjourner à Salin, plutôt que de se contenter d’y passer. D’ici la fin de l’année, une équipe d’experts de ce type de tourisme viendra faire un diagnostic du territoire, puis un travail de mise en place technique des itinéraires sera entrepris pour rendre possibles de longue promenades, tout en évitant le goudronnement. En attendant, 14 fiches thématiques de balades (en vente à l’Office du tourisme et téléchargeables gratuitement en plusieurs langues sur parc-camargue.fr), dont plusieurs mènent à Salin, sont déjà proposées.

Attirer un tourisme vert

L’objectif avoué est d’attirer un tourisme « vert », sportif, de qualité plus que de quantité, en s’appuyant  bien sûr sur la plage de Piémanson, mais aussi sur les élevages de taureaux, les domaines viticoles, le nouveau camping, les spots de kite-surf, les marais salants ou encore le patrimoine industriel de Salin-de-Giraud. Autant d’atouts que l’Office du tourisme a fait (re)découvrir ce lundi 19 juin à une cinquantaine de professionnels du secteur, conduits depuis Arles en bus, pour montrer que le village n’est pas si loin, pas si inaccessible qu’on pourrait le penser. « Un bout du monde si proche », tel est d’ailleurs le slogan promotionnel imaginé par la Ville d’Arles, soucieuse, à travers un plan de revitalisation bâti avec les habitants, d’écrire un nouvel avenir pour Salin.