« Dans la peau de Thomas Pesquet » est à voirau couvent Saint-Césaire, avec un casque sur les yeux… Photo DR

Il est donc possible, en à peine plus d’une heure, de nager avec une meute de 700 requins, voir son corps disparaître au beau milieu du désert californien, plonger dans un tableau de Manet, accompagner Thomas Pesquet dans une centrifugeuse de la Nasa puis se balader en forêt dans la peau d’un moustique, d’une grenouille ou d’une chouette. Le miracle se produit en ce moment et jusqu’au 26 août au couvent Saint-Césaire, où le VR Arles Festival* a pris ses quartiers dans le cadre des Rencontres de la photo. C’est la troisième édition de cet événement dans l’événement, dédié à la réalité virtuelle (VR), technologie informatique qui simule la présence physique de son utilisateur dans un environnement. Cette année, le festival propose une vingtaine de films parmi les meilleures productions du moment, comme autant de voyages nécessitant le même passeport : un casque de VR qui, aussitôt enfilé, vous isole dans un univers à 360 degrés. Et pas forcément pour vous emmener sur des montagnes russes, en haut d’une falaise ou à bord d’une formule 1.

 

« 700 requins » vous plonge dans les fonds marins de Polynésie, au cœur des chasses nocturnes d’une meute de requins gris. Photo DR

« L’idée est de casser la vision classique de la réalité virtuelle : ce n’est pas qu’un moyen de faire vivre à l’utilisateur des sensations fortes, c’est aussi un outil formidable pour transcender la réalité, proposer une nouvelle manière de voir le monde, faire passer des émotions et raconter des histoires » insiste Benoît Baume, fondateur du festival. L’éventail des genres déployé par la programmation 2018 corrobore ses propos. D’un casque à l’autre, le spectateur saute du documentaire à la création artistique en passant par la fiction et le Jeune Public, nouveau cette année. Et ça fonctionne : en 2017, le VR Arles festival avait attiré 35 000 visiteurs. « A Arles, la culture est de plus en plus mixte, avec de l’art antique, de l’art contemporain, du digital etc., reprend Benoît Baume. Aujourd’hui, on s’aperçoit que c’est l’endroit où il faut être. »

*VR Arles Festival, jusqu’au 26 août au couvent Saint-Césaire, impasse des Mourgues. Ouvert tous les jours de 10h à 19h30. Tarif : 10€. Plus d’infos sur le site du festival.