Charlélie Couture devant l’une de ses œuvres à voir dans le cadre de l’expo « Make love not war ». Photo Jan Dyver / Ville d’Arles

Faites l’amour, pas la guerre. C’est sur cette thématique qu’une vingtaine d’artistes ont planché pour donner naissance à une exposition collective, inaugurée hier mardi 25 juillet à la galerie Arles Gallery, dans le cadre du festival Voies Off. « L’idée était de représenter l’amour et la guerre dans la même création » détaille Anne Eliayan, présidente de l’association « D’art d’Arles », qui porte le projet. Et poursuit un objectif : « promouvoir principalement les artistes du territoire mais pas seulement, et principalement des artistes professionnels mais pas seulement. »

Se côtoient ainsi sur les murs de la galerie les œuvres d’amateurs arlésiens et d’artistes reconnus venus d’ailleurs, au premier rang desquels Charlélie Couture. Chanteur, mais aussi écrivain, photographe, peintre et plasticien, il a accepté de parrainer l’exposition et a même proposé d’y participer en confiant trois de ses œuvres à « D’art d’Arles ». « La demande d’Anne Eliayan était formulée d’une telle manière que j’ai tout de suite accepté, et ce d’autant plus facilement que j’avais déjà réalisé des tableaux qui collaient bien avec le thème », raconte Charlélie Couture, présent lors du vernissage.

L’exposition, qui réunit 23 artistes professionnels d’ici ou d’ailleurs, est à découvrir au 8 rue de Liberté. Photo Jan Dyver / Ville d’Arles

Dans une discussion à bâtons rompus avec les autres artistes et le public, il a évoqué sans détour son exil au Etats-Unis, sa flamme intacte pour la musique ou encore son agacement face à ceux qui veulent le cloisonner dans un art plutôt qu’un autre. « Je suis autant dans l’écriture (« La mécanique du ciel », recueil de poèmes à paraître en janvier aux éditions du Castor astral) que la peinture, la sculpture, la photographie et ce que les gens connaissent le plus, la musique. Je compare souvent ma position d’artiste à celle d’un triathlète, qui est autant engagé lorsqu’il nage, qu’il pédale ou qu’il court. Si tu lâches l’une des disciplines, tu ne vas pas au bout » glisse-t-il.

Charlélie Couture a également confié son attachement au Cargo de nuit, où il s’est produit en concert en 2014, et son amour pour Arles. « J’adore cette ville, particulièrement quand les moustiques sont partis ! Arles est à la bonne échelle : quand on s’y promène à pied on sent un ambiance familiale, humaine, chaleureuse. Je viens notamment pour les Rencontres de la photos, où j’espère exposer un jour. » En attendant, vous pouvez donc voir ses œuvres à Arles Gallery, jusqu’à fin septembre.

 

« Make love not war », 8 rue de la Liberté. Contact : 06 59 35 57 51. « Minis vernissages » ce jeudi 26 mai à 18h30 et demain vendredi 27 à la même heure. Plus d’infos sur le site de Arles Gallery.

Toutes les photos du vernissage sont à voir ici.