Mondher Adbennadher et Olivier Moulierac, fondateurs des Napoléons, ici au centre. Photo DR

1 500 nuits d’hôtel, 3 500 repas servis dans les restaurants de la ville et des produits locaux à l’honneur sur tous les buffets. L’engouement suscité par « Les Napoléons » profite pleinement à Arles, qui a accueilli du 18 au 21 juillet ce grand forum autour de l’innovation. Entrepreneurs, chercheurs, politiques et artistes  se sont succédé pendant quatre jours au théâtre antique, à la Fondation Van Gogh ou dans les arènes pour donner des conférences devant un auditoire venu de toute la France, et même au-delà. « On était 120 quand on s’est lancé en 2015, on était 480 cette année » sourit Mondher Abdennadher, cofondateur de cet événement qui, après Barack Obama fin 2017, vient d’accueillir le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Lemaire.

Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire était aux arènes le 18 juillet. Photo DR

« Le succès des Napoléons prouve qu’on ne s’est pas trompé en choisissant Arles. C’est une ville à la fois bien ancrée dans son histoire et projetée vers l’avenir. Cette alliance nous plaît, car l’innovation à la française se nourrit justement d’un attachement à un territoire et d’une ouverture sur le monde. » Et Mondher Adbennadher de louer « l’activité culturelle débordante » de la commune. « Il y a ici une vibration particulière, dit-il. Et puis, on sent qu’on est les bienvenus, alors ça donne encore plus de confiance et de force pour se développer. » Le coup de foudre est tel que Mondher Adbennadher et son associé Olivier Moulierac rêvent de créer à Arles un lieu permanent baptisé « Villa Napoléon ». Avec toujours la même idée en tête : « Parler innovation, battre en brèche le french bashing et faire triompher l’audace ».