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Arles Info

Les Suds à Arles : porter les voix du monde

« Faire entendre la musique qui fait notre monde », c’est l’ambition du festival Les Suds à Arles, dont la 24ème édition se déroule du 8 au 14 juillet. Stéphane Krasniewski, le nouveau directeur artistique, présente cette semaine intense de concerts, de stages et de rencontres.

Stéphane Krasniewski, le directeur du festival Les Suds, à Arles, présente la 24ème édition, dans la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville, le 17 mai 2019. photo F. Gardin/ville d’Arles.

Qu’est-ce qui caractérise cette 24ème édition ?

Stéphane Krasniewski : Nous avons volontairement choisi de ne pas imposer de thème à chaque édition pour pouvoir rendre compte des diversités, des singularités, sur des scènes différentes, à tous les moments de la journée et de la nuit. Chacun des artistes que nous accueillons raconte une histoire, un peuple, une tradition. Pas de thème donc, mais plusieurs « fils rouges  » : l’un concernant les peuples oubliés, avec pour la première fois, la venue d’un artiste venu du Nunavit, Elisapie, un autre du Kurdistan, le groupe Yemen Blues … Ils incarnent des cultures qui sont rarement sur le devant de la scène et notre volonté a toujours été de faire écho à l’actualité qu’un pays traverse par la grâce de la musique.

Mélissa Laveaux, canadienne d’origine haïtienne, sera le 11 juillet à 21h30 au Théâtre antique. photo Romain Staropoli.

Les artistes féminines sont également présentes en nombre cette année ?

S.K. : Effectivement, c’est un autre de nos « fils rouges ». Le 11 juillet, nous n’aurons que des femmes sur les différentes scènes du festival ! Que ce soit la malienne Fatoumata Diawara, Mélissa Lavaux, canadienne d’origine haïtienne, ou encore Pongo, une jeune chanteuse et danseuse angolaise, chacune exprime d’une voix forte la place des femmes dans la société. Elles incarnent aussi ce son nouveau venu du continent africain, porté par des artistes qui ne s’inspirent plus des codes américains ou européens comme c’était le cas il y a quelques années, mais qui trouvent leurs propres formes d’expression, en travaillant à partir de leurs traditions.

En prenant la suite de Marie-José Justamond à la tête du festival, vous n’avez pas cherché à imprimer une marque différente ?

S.K. : Le fait que le directeur du festival change ne justifie pas que l’on change l’esprit du festival. L’important est de montrer l’actualité de ces musiques, à travers les rendez-vous avec les artistes mais aussi via les stages. Et je ne viens pas d’arriver ! Cela fait quinze ans que je travaille aux côtés de Marie-José Justamond, qui m’a très vite associé à la programmation. Aujourd’hui, elle est présidente du festival et nous avons beaucoup échangé autour de cette programmation. Nous essayons toujours de préserver les équilibres entres les régions du monde représentées par les artistes, les hommes et les femmes, en portant une attention particulière aux cultures du pays d’Oc et du flamenco. Et nous avons toujours nos têtes d’affiche -cette année Ibrahim Maalouf et Bobby McFerrin, entre autres, qui permettent aussi d’attirer l’attention du public vers des artistes moins connus.

Les Suds à Arles, du 8 au 14 juillet. Tout le programme, la billeterie et l’inscription aux stages sur sud-arles.com