Juan Bautista, sa fille Liza et le maire Hervé Schiavetti lors de l’inauguration de l’exposition.
/ Photo Philippe Praliaud

20 ans de carrière, 20 photos. C’était l’idée de la peña Juan Bautista quand le projet d’exposition a surgi. Mais très vite, l’abondance de photos marquantes a eu raison de la formule. Ce n’est donc pas moins de 61 clichés que le public a découvert ce mercredi 4 septembre à 19h lors du vernissage de l’exposition « Juan Bautista, 20 ans d’alternative », au couvent Saint-Césaire. Des photographes français, espagnols et sud-américains ont gracieusement prêter leurs œuvres pour que les aficionados revivent à travers elles les moments les plus forts de la carrière du matador arlésien : l’alternative en 1999, le festival au profit des sinistrés des inondations qui lui a redonné goût au métier, les deux grandes portes à Madrid, le paseo avec son père à Lisbonne, les solos d’Arles, Nîmes et Dax, le triomphe historique de Mont-de-Marsan…

L’alternative à Arles, le 11 septembre 1999. / Photo Michel Volle

« J’y étais » sourient certainement de nombreux aficionados arlésiens, chez qui pointe déjà la nostalgie, à quelques jours des adieux de leur maestro. Ces photos, beaucoup les connaissent. Mais très peu ont eu l’occasion d’approcher les dix habits de lumières et les dix têtes de toros qui sont également exposées au couvent Saint-Césaire. Il y a là le costume de l’alternative ou celui du seul contre six de Nîmes, signé Christian Lacroix ; et on croise les regard des toros de Victorino Martin, Escolar Gil ou La Quinta, issus de la collection personnel du torero. Une expo comme une machine à remonter sa carrière, où le public pourra aussi découvrir des vidéos inédites de Juan Bautista à l’entraînement. Le 11 septembre à 18h, 20 ans jour pour jour après son alternative, l’exposition sera clôturée par une conférence en présence du maestro.

Une autre exposition photographique signée Christine Nuel est consacrée à Juan Bautista à la galerie L’hirondelle des quais, 75 bis quai de la Roquette.