« Home sweet home », à voir à la Maison des peintres. / Photo Ville d’Arles

Les Rencontres d’Arles touchent à leur fin. Mais si quelques expos ont tiré le rideau, la grande majorité reste ouverte jusqu’au dimanche 22 septembre. C’est donc le moment ou jamais d’en profiter. Et pourquoi pas à la Maison des peintres, boulevard Emile Combes, où deux expositions proposent un drôle de voyage dans le temps ?

Le visiteur sera sans doute surpris par « The Anonymous project, the house », une expo qui vaut autant par ses photos que par la façon dont elles sont mises en scène. Chaque pièce d’une baraque biscornue a été déguisée en fonction des thèmes des clichés qui y sont exposés : ici le sommeil, là le chien, plus loin la télé. On découvre des photos dans le frigo ou au fond d’un tiroir. Partout, ça sent le vintage, les bulles de champagne et les longs dimanches en famille. Les tirages viennent d’une vieille boîte de diapositives achetée par hasard par le réalisateur Lee Shulman, et de la collecte de diapositives qui s’en est suivie dans le but de témoigner d’une époque, d’une société, et de leurs imperfections. Mission accomplie.

« The anonymous project ». / Photo Ville d’Arles

L’exposition voisine explore aussi la maison, mais se cantonne à l’Angleterre des années 70. Dans « Home sweet home », trente artistes témoignent de l’attachement des Britanniques à leur chez soi. « Les mots comfort et comfortable sont des inventions de la langue anglaise, importées en français parce que rien n’exprimait mieux le lien entre le bien-être de l’âme et du corps et l’intérieur domestique » apprend-on. Mais « Home sweet home » dit aussi beaucoup de choses de la misère des ouvriers sous Thatcher, du racisme décomplexé, et des immeubles en carton-pâte où s’entassaient les pauvres.

Une quarantaine d’autres expositions sont à voir jusqu’au 22 septembre. Et c’est toujours gratuit pour les Arlésiens. Toutes les infos ici.