photos Sacrebleu productions.

Les critiques, très positives, saluent l’originalité du propos et du dessin. Et on parie que le regard plein de sagesse et d’amour du personnage principal, la petite chienne Marona, va émouvoir plus d’un spectateur. L’extraordinaire voyage de Marona, film d’animation signé de la réalisatrice roumaine Anca Damian, sort dans les salles le mercredi 8 janvier 2020. A Arles, cette sortie prend des allures d’événement car la réalisatrice présentera le film sera aux cinémas Le Méjan à 18 heures, avec une partie de l’équipe de Tu Nous Za pas Vus productions. Le studio d’animation arlésien a en effet conçu 30 minutes du film.

« Le producteur Ron Dyens, à la tête de Sacrebleu productions, qui connaissait notre travail, nous a choisi » raconte Marc Rius, l’un des fondateurs et dirigeants de TNZPV. « C’était un défi pour nous, car c’était notre première réalisation en 2D – le studio est en effet spécialisé dans l’animation 3D, ndlr– et parce que nous avons dû aussi nous adapter à la façon de travailler d’Anca Damian. » En effet, la réalisatrice, dont le premier film, Le voyage de monsieur Crulic, a été couronné au festival d’Annecy (l’équivalent du festival de Cannes pour l’animation), est en « création permanente » selon les dirigeants de Tu Nous Za Pas Vus : « elle a des idées nouvelles, elle veut utiliser des techniques différentes, elle stimule et bouscule. » Pour autant, la collaboration a été fructueuse : en huit mois (de novembre à juin 2018), les équipes arlésiennes ont convaincu la réalisatrice, qui a également été séduite par Arles, au point de vouloir y passer des vacances !

L’extraordinaire voyage de Marona, petit bijou de poésie et de finesse, doit aussi beaucoup au dessinateur belge Brecht Evens, qui a conçu les personnages, et dont le travail a fait l’objet d’une importante exposition à la chapelle du Méjan en octobre 2018. Les cinémas du Méjan proposent donc deux projections-événements : le 8 janvier à 18h et, plus spécialement destinée aux enfants, le 18 janvier à 14h, (suivie d’un goûter). Mais les adultes auraient tort de se priver d’un tel plaisir !