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Arles Info

Bonne impression

Dès le début du confinement, les bonnes volontés se sont multipliées pour fournir des équipements de protection aux soignants. Deuxième rencontre de notre série : Yannick Vernet du collectif Coeur de Maker.

Yannick Vernet surveille le travail d’une des imprimantes. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles

C’est un ronronnement permanent. Les imprimantes 3D installées par Yannick Vernet dans le sous-sol de sa maison fonctionnent jour et nuit, sans interruption. Lui-même se lève dans la nuit pour les relancer et produire ainsi les supports des visières de protection. Dès le début du confinement, le responsable du Fablab de l’ENSP (Ecole nationale supérieure de la photographie) a obtenu de la direction de l’Ecole d’installer chez lui l’imprimante 3D. « J’ai été soutenu à fond par l’Ecole, qui a même financé l’achat de matière première » précise Yannick Vernet. Il a donc commencé ainsi sa production, en lien avec sept autres bénévoles qui eux aussi équipés d’imprimantes 3D et réunis sous le nom de Collectif Coeur de makers. Tous se sont mobilisés dès qu’ils ont appris la pénurie de matériel qui frappait les professionnels. La CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé ) du Pays d’Arles s’est ensuite rapprochée d’eux pour équiper notamment les centres Covid-19 du territoire (comme celui installé au gymnase Lamour) et les professionnels de santé du pays d’Arles.

Les imprimantes 3D tournent sans arrêt, 24 heures sur 24. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Puis, le CCAS d’Arles (Centre communal d’action sociale) a confié à Yannick Vernet les deux imprimantes 3D achetées avec la cagnotte lancée par le collectif DJ’s arlésien pendant la feria confinée. Les visières ont été distribuées notamment aux associations qui continuent à fonctionner auprès des plus démunis, comme le Secours Populaire. « En une semaine, je réalise plus de 300 visières. L’un des appareils en fabrique quatre en 4h30, les deux autres en presque six heures » précise Yannick Vernet, surtout impressionné par la solidarité qui s’est organisée très vite autour des soignants. « Personne ne compte son temps, tout le monde veut participer, chacun apporte des solutions pour pallier le manque de matières premières. » Une convention a d’ailleurs été signée entre le CCAS et l’ENSP afin que ces imprimantes puissent être mises à disposition, au sein du Fablab de l’Ecole, des publics suivis par le CCAS. Histoire que les liens noués pendant cette période si particulière perdurent bien après.

Voir le reportage photo sur phototeque.arles.fr