Nina Bonnefoy, accompagnatrice aux ATP continue d’encadrer les enfants dans leur travail scolaire durant le confinement. Photo: R. Boutillier / Ville d’Arles

Maintenir le lien, avec tous, et surtout ceux qui ont en le plus besoin. Pour Nina Bonnefoy, tutrice au sein des Ateliers de Travail Personnalisés (ATP) depuis deux ans, il n’était pas question de rompre ce lien indispensable. D’ordinaire, elle suit des collégiens dans une salle de classe, mais depuis le confinement, ses collègues et elle ont dû se réinventer, trouver d’autres méthodes et travaillent aujourd’hui derrière leur ordinateur pour poursuivre l’accompagnement scolaire des jeunes Arlésiens. 

295 y sont inscrits depuis la rentrée scolaire aux ATP, le service de la Vie sociale de la Ville a donc contacté les accompagnateurs pour qu’ils continuent le suivi depuis chez eux. Vingt d’entre eux ont répondu présent pour poursuivre la mission et encadrer les élèves.

C’est le cas de Nina Bonnefoy, étudiante en philosophie. Habituellement elle encadre deux groupes de douze enfants mais depuis le confinement, elle travaille avec six groupes d’enfants, de la 5ème à la 3ème. « Les services de la Ville ont très bien géré la situation pour ne pas laisser les enfants sans soutien et les familles sans nouvelles. De mon côté, j’ai une organisation assez stricte, voire militaire. Tout se fait par skype ou par téléphone et texto quand les enfants n’ont pas internet. Chaque séance, à raison d’une à deux par semaine, avec chaque groupe, dure 1h30. On regarde ce qu’il y a à faire, je les aide et pour certains nous avons une séance individuelle. Je reste disponible tous les jours s’ils ont une question, un problème » explique Nina Bonnefoy, qui dialogue systématiquement avec les parents pour prendre des nouvelles. 

« Les enfants sont sérieux, travaillent et respectent le confinement »

« Dans l’ensemble, tout le monde vit plutôt bien le confinement. C’est plus dur pour les familles monoparentales, quand la maman doit sortir faire ses courses et laisser les enfants. Mais tout le monde s’est habitué » poursuit Nina. Les collégiens, quant à eux, se sont très vite adaptés à cette situation atypique. « C’est une approche nouvelle pour tout le monde. Les enfants sont sérieux, ils ne sortent pas, font leur devoir en temps et en heure et ça nous permet même de prendre le temps de discuter, de se détendre » détaille cette étudiante de 31 ans. Durant les vacances scolaires, elle leur a proposé des petits ateliers de philo qui furent visiblement appréciés et qu’elle aimerait poursuivre dans le futur.