La grande majorité des magasins et des entreprises rouvriront leurs portes mardi 12 mai. Photo d’archive Olivier Quérette – Ektadoc / Ville d’Arles

« Les Arlésiens peuvent être rassurés : ils seront accueillis avec toutes les précautions nécessaires dans nos commerces et nos entreprises ». Si les associations arlésiennes de commerçants et de chefs d’entreprises sont inquiets des conséquences du confinement, ils n’en sont pas moins « prêts » et « impatients » de rouvrir leurs portes à partir du lundi 11 mai. « Dès le lendemain, mardi 12 mai, nous serons, en grande majorité, ouverts » assure Xavier Savary, président du groupement des associations de commerçants du centre ville. Certains d’entre eux proposeront des ouvertures sur rendez-vous pour les clients les plus fragiles qui souhaitent être seuls dans les magasins.

« Ce sera notre mission : accueillir nos clients mais aussi nos collaborateurs dans les meilleures conditions possibles » insiste Georges Carbonnel, vice-président de la CCI du Pays d’Arles, en charge du commerce. Tanguy Péchon et Gilles Angevin, qui coprésident l’Ecopôle Arles-Nord, demandent à ce que les Arlésiens « consomment un maximum dans leur ville à partir du 11 mai afin de soutenir l’économie locale et sauver nos emplois ». Ils craignent que le confinement entraîne à terme la perte de 900 emplois sur les 4500 que compte la zone, et en appellent à un soutien sans faille des pouvoirs publics.

Même son de cloche pour la zone commerciale sud où Fabien Lillamand, président de l’association Cap Fourchon, souligne le coût des installations liées aux mesures de protection (plexiglas, visières…). Il tient à saluer le travail de la CCI, qui a accompagné 1500 entreprises du territoire via sa cellule d’appui mise en place dès le 4 mars. « Pour l’heure il n’y a pas eu de dépôt de bilan, mais tout va se compliquer lorsque les taxes seront dégelées et que le chômage partiel cessera, prévient son président Stéphane Paglia. On estime que 15 à 20% des entreprises vont être menacées, un chiffre qui risque de monter à 30% pour le secteur de l’hôtellerie et 50% pour la restauration. Pour limiter les dégâts, on plaide a minima pour une réouverture des terrasses le plus vite possible. » Pour Stéphane Paglia, l’avenir des entreprises dépendra aussi du « comportement des consommateurs » – leur retour massif ou pas vers les commerces – dans les semaines qui suivent le déconfinement.