Juan Bautista et l’éditrice Marion Mazauric. Photo Ville d’Arles

« Raconter ma vie, ma carrière, ma vérité ». De cette volonté qui animait Juan Bautista depuis deux ans, est né un livre, « Juan Bautista par lui-même ». « C’est un livre très intime, conforme à celui que j’avais imaginé » explique le torero et imprésario arlésien, qui a présenté l’ouvrage aux côtés de son éditrice, Marion Mazauric. Elle décrit un livre d’une « sincérité incroyable » qui « respire les qualités humaines ». Pour l’écrire, Juan Bautista s’est appuyé sur les notes qu’il prenait régulièrement « à chaud », puis sur des longues heures d’entretien avec le journaliste espagnol Iñigo Crespo. « Jean-Baptiste ne se serait peut-être pas livré à ce point en français » devine Marion Mazauric. Le texte a donc été traduit de l’espagnol, et apparaît dans les deux langues au fil de 120 pages largement illustrées.

Juan Bautista y déroule chronologiquement sa vie, appuyant de temps en temps sur pause pour mieux décrire ses triomphes et ses échecs, ses fiertés et ses états d’âme. Il y raconte sa relation à la fois très forte et tout en pudeur avec son père, les coulisses de son retrait des arènes et de son retour en 2004, et jusqu’aux derniers épisodes de son mano a mano sans merci avec Simon Casas. On y découvre ou redécouvre un homme obsédé par les taureaux, voué tout entier à sa vocation dès son plus jeune âge. On lit, aussi, son attachement viscéral à l’amphithéâtre d’Arles, « mon arène, mais aussi mon soutien et ma force quand j’en ai eu besoin. Elle a été comme une arme dans ma carrière ».

Juan Bautista par lui-même, 120 pages, Au diable Vauvert. 29 euros. En librairie le 4 juin.