Autour de Patrick de Carolis, Françoise Nyssen, directrice d’Actes Sud, Stéphane Krasniewski, directeur des Suds, à Arles, Marie-José Justamond, présidente du festival, Claire de Causans, adjointe au maire déléguée à la culture, Cyril Juglaret, conseiller régional. photo P. Praliaud, ville d’Arles.

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir : dans cette phrase d’Aimé Césaire*, grande voix du métissage, on a toute la ligne éditoriale du festival Les Suds, à Arles. Et le caractère d’Arles, cette ville construite sur des vagues d’apports extérieurs, qui ont fait sa singularité et sa complexité.  » Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, s’est exprimé devant la presse, le vendredi 17 juillet, en marge du festival Les Suds, à Arles. La rencontre se déroulait à la Croisière, ce lieu imaginé par Jean-Paul Capitani et « voué à être partagé » comme l’a présenté Françoise Nyssen. Jusqu’au 18 juillet, il accueille d’ailleurs des rendez-vous du festival de musiques du monde, car « la complicité entre les acteurs arlésiens permet de faire de belles choses » a poursuivi l’ancienne ministre de la Culture.

Pour saluer l’action des Suds, à Arles, de Marie-José Justamond, sa présidente et de Stéphane Krasniewski, son directeur, le maire d’Arles était accompagné de Claire de Causans, adjointe à la culture, et entouré de Françoise Turin et de Dalia Mesara de la Drac (Direction régionale de l’action culturelle) et de Cyril Juglaret, conseiller régional qui a rappelé le rôle important de la Région à côté des Suds mais aussi de nombreuses structures culturelles, notamment dans des périodes difficiles. Un soutien que le maire entend également continuer à apporter, alors qu’il voit dans les actions du festival, comme la présence tout au long de l’année -et pas uniquement pendant la saison touristique-, l’implication sur l’ensemble du territoire, dans les quartiers et les villages, des engagements que la Ville doit faire siens.

A côté du festival, qui s’est réinventé et propose une édition riche malgré la pandémie, le maire d’Arles a également félicité l’ensemble des acteurs culturels arlésiens, « sans qui nous n’aurions pas cet été-là, avec 70 propositions très intéressantes. » Un programme enrichi par la nouvelle équipe municipale et notamment Claire de Causans, adjointe à la culture, avec des expositions, de la danse, de l’art lyrique et un récital de Renaud Capuçon, l’un des plus grands violonistes au monde. (Voir le programme sur arles-agenda.fr)

Aider les acteurs économiques et culturels. Alors que les mesures de lutte contre la circulation du coronavirus sont toujours d’actualité, le maire a également indiqué souhaiter pouvoir organiser la Feria du riz, en septembre, en accord avec la direction des arènes, et avec l’autorisation de la Préfecture. L’objectif serait de répartir les manifestations festives sur 3 ou 4 jours, en accordant à cette occasion, un jour de congé aux agents municipaux. « Dans ce contexte difficile, il est de notre devoir d’aider les acteurs culturels et économiques. »

*extrait de « Cahier d’un retour au pays natal »