La jeune guitariste Mercedes Lujan se produira le 14 août cour de l’archvêché. / Photo DR

« Le monde du flamenco est machiste ». José Manrubia n’hésite pas à le dire, à le dénoncer. Mais loin de s’y résoudre, il a créé à Arles un festival aux allures d’antidote, dont le nom dit tout : « FlamencA », avec un grand « A ». La 3e édition aura lieu du 6 au 15 août, avec huit concerts de flamenco avec plus de deux tiers de femmes parmi les artistes programmés. « Ce festival montre qu’il y a des femmes auteures, interprètes, chanteuses, danseuses ou même guitaristes qui n’ont rien à envier aux hommes » explique José Manrubia, qui rappelle que la majorité des lauréats dans les académies de flamenco sont des lauréates. Et pas forcément des Espagnoles : la Nîmoise Céline Daussan a remporté en 2019 le premier prix du concours international de danse de Jerez de la Frontera, l’une des capitales du Flamenco. Elle sera sur scène à Arles, les 7 et 8 août, dans le cadre du festival « Flamenca ».

Mais c’est un homme, un Arlésien, qui ouvrira le bal le jeudi 6 août : Brandon Scarselli jouera un recital de guitare à 20 heures à l’Hirondelle des quais. José Manrubia précise : « Nous mettons en avant des artistes émergents locaux, régionaux mais aussi internationaux ». Parmi eux, un Ovni : Jero Ferec, jeune londonien issu de la musique punk converti au flamenco, et révélé par un télé-crochet de l’autre côté des Pyrénées. Il se produira au Réfectoire le 11 août. Les trois dernières soirées se dérouleront dans la cour de l’archevêché, plus grosse jauge d’un festival qui tient à son caractère intimiste.

Festival FlamencA, du 6 au 15 août. Programmation et réservations ici.