Du 24 au 30 août, plus d’une centaine d’acteurs d’un nouveau rapport à la nature sont réunis à Arles, à l’initiative de Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani.

Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani présentent le festival Agir pour le vivant. photo P. Praliaud/ville d’Arles.

Mais au fait, qu’appelle-t’on le vivant ? L’humain ? Oui. Mais aussi les chats, les chiens, veaux, vaches, poules et cochons. Et… tout ce que l’on oublie, du plus petit insecte à la forêt, en passant par la terre, les ruisseaux, les oiseaux et tout ce qu’au fond, on ne voit plus.

En cause : nos vies citadines, mais également la destruction de ce monde régulièrement piétiné par les appétits du plus grand des prédateurs qu’est l’homme. D’où, le festival initié par Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, qui du 24 au 30 aout, convie plus d’une centaine d’acteurs de l’écologie, à réfléchir, partager, commenter tout ce que l’on peut imaginer pour « Agir pour le vivant ».

« Aujourd’hui, le droit français par exemple, autorise la destruction de l’environnement. Rarement sa protection » lance Françoise Nyssen, engagée depuis longtemps dans ce projet, tout comme son mari, ingénieur agronome de formation.

Ils ont donc réuni des hommes et des femmes – écrivains, philosophes, scientifiques, économistes, entrepreneurs, botanistes, agronomes… dont les expériences sont parlantes, à l’instar d’Emmanuel Druon dont l’entreprise de papeterie est un modèle de ce qu’il nomme « l’écolonomie ». Soit, un mode de production respectueux de l’environnement et surtout, source d’inspiration, d’innovation et d’intelligences.

Edgar Morin était venu à Arles, à la chapelle du Méjan, en avril 2015, pour des rencontres autour de la spiritualité. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

Parmi eux : Edgar Morin, Cyril Dion, Gilles Clément, Pierre Rabhi, Francis Hallé, Baptiste Morizot ou encore l’actrice Marion Cotillard. L’idée est de conjuguer les disciplines et de croiser les compétences, pour, avant tout, poser le débat. « Il faut faire de l’écologie une question de débat permanent, poursuit Françoise Nyssen. Tous les jours, nous avons des preuves supplémentaires qu’il faut prendre la question à bras le corps. Prévenir, échanger, publier, former : c’est en permanence. Il faut alerter, alerter et agir

Ensemble, ils vont débattre sur les thèmes aussi divers que les territoires, la médecine, l’économie, la transformation par les citoyens, l’océan, l’empreinte naturelle des entreprises…Et l’humain, toujours l’humain, pensé comme un acteur dans le processus de vie, et non plus de destruction.

Du 24 au 30 août, au Méjan, à l’espace Croisière, au Théâtre antique et à l’Université Domaine du possible. Détail du programme et réservations www.agirpourlevivant.fr

Silvie Ariès