A Arles, le temps est au changement. Nouveau maire, nouvelle commissaire, nouveau procureur, nouvelle commandante de gendarmerie. Et, depuis lundi 24 août, nouvelle sous-préfète. Fabienne Ellul a pris ses fonctions avec la sérénité de celle qui a de l’expérience, et l’enthousiasme de celle qui découvre. « La mobilité est dans les gènes de ma famille, dit-elle. Et c’est une chance, car aucun territoire ne se ressemble. » Elle a reçu la presse, vendredi 28 août, pour se présenter aux Arlésiens.

Fabienne Ellul, nouvelle sous-préfète d’Arles. / Photo Olivier Quérette – Ektadoc / Ville d’Arles

Son parcours

Fabienne Ellul a commencé sa carrière dans la fonction publique à France Telecom, avant de travailler au ministère de la Culture et au ministère de l’Equipement, puis d’intégrer le corps des sous-préfets en 2010. Elle a été sous-préfète du Vigan, chargée de mission auprès du préfet de la région Languedoc-Roussillon, et enfin sous-préfète de Forcalquier, qui fut son dernier poste avant d’être nommée à la tête de l’arrondissement d’Arles. Un territoire regroupant 200 000 habitants et 29 communes, de Rognonas aux Saintes-Maries-de-la-Mer et d’Arles à Mallemort.

Sa fonction

« Les sous-préfets ne sont pas des technocrates, mais des hommes et des femmes de terrain, pose la nouvelle sous-préfète d’Arles. Nous rencontrons une très grande diversité d’acteurs locaux, dans tous les milieux sociaux. C’est ainsi, en allant vers les autres et en échangeant avec eux qu’on trouve la meilleure déclinaison locale au cadre national. A mes yeux, le ministère de l’Intérieur est d’abord celui de l’aménagement du territoire. Nous avons un rôle d’aide financière pour les communes, mais aussi un rôle de conseil et d’appui méthodologique pour les aider à concrétiser leurs projets. C’est notre plus-value en tant que sous-préfet. »

Le territoire

« Jusque-là, je ne connaissais Arles qu’en tant que touriste. C’est un arrondissement plus peuplé et plus urbain que celui de Forcalquier où j’exerçais avant, mais qui concentre tout de même 60% des terres agricoles du département, avec deux Parcs naturels régionaux, et beaucoup de dynamisme au niveau touristique, note Fabienne Ellul. Je sais aussi que derrière la carte postale il y a des problèmes sociaux. Il faut donc continuer de valoriser le patrimoine et développer le tourisme, mais il faut aller au-delà, et traiter les problèmes de ceux qui sont le plus loin de l’emploi. »

Les mesures sanitaires

Fabienne Ellul arrive à Arles dans un contexte particulier, avec les dernières mesures sanitaires au niveau départemental, et notamment la fermeture des bars et restaurants à 23 heures. « Ce sont des mesures de protection de la population qui ont pour but de briser la chaîne de transmission du virus, afin d’éviter un reconfinement » explique-t-elle. « C’est aussi un appel à la responsabilité de chacun pour protéger les autres, et notamment ceux qui nous sont chers. » Et la sous-préfète de préciser que si les mesures annoncées pour la feria de Nîmes sont moins drastiques que pour la feria d’Arles, c’est parce que le taux de circulation du virus est plus faible dans la capitale gardoise.

Les dossiers arlésiens

Au-delà de la gestion de la crise du Covid-19, Fabienne Ellul a déjà ciblé plusieurs dossiers prioritaires. Elle évoque, entre autres, le contournement autoroutier, la cohésion sociale dans les quartiers, et la redynamisation des centres-villes. Sans oublier la sécurité et la protection de l’environnement, qui « doit être vu comme un atout et non une contrainte pour le développement économique. C’est un élément clé pour l’avenir, et c’est à nous de l’expliquer. »