La ville a accueilli pas moins de trois tournages entre le 9 et le 14 novembre, preuve du pouvoir d’attraction grandissant de la Petite Rome des Gaules.

Sur le tournage de « Erratum », court-métrage destiné à Canal+.
Photo Olivier Quérette – Ektadoc / Ville d’Arles

Habitué du Festival « Les Suds à Arles », le jeune réalisateur Giulio Callegari n’imaginait pas un autre décor que celui d’Arles pour son court-métrage intitulé Erratum. « Venir ici était une évidence pour tourner cette comédie sur l’archéologie, car les plus beaux monuments et les plus beaux vestiges de France sont à Arles. Pour ne rien gâcher, on a bénéficié d’une météo extraordinaire. Cette lumière, ces vieilles pierres et ces rues vides à cause du confinement : tout cela a quelque chose de fascinant. Je remercie la Ville de nous avoir ouvert ses portes, ça dépasse toutes mes espérances » s’émerveille Giulio Callegari. Le pitch de ce film de 20 minutes destiné à Canal+ ? C’est l’histoire d’une archéologue qui découvre sur une fresque de l’Antiquité une insulte totalement anachronique. Le tournage est passé par la nécropole des Alyscamps, les marches des arènes, l’amphithéâtre de l’antenne universitaire et enfin au Musé départemental Arles antique.

RMC découverte diffusera un documentaire sur la construction d’Arles à l’époque antique.
Photo Ville d’Arles

Bâtisseurs antiques. Au même moment, une équipe tournait pour la chaîne RMC Découverte un documentaire de 52 minutes consacré à la construction d’Arles à l’époque antique. « On part du VIe siècle avant J-C jusqu’au VIe siècle après J-C, en illustrant avec des images des monuments, mais aussi des reconstitutions 3D de la ville à l’époque, et des témoignages d’historiens et d’archéologue » détaille Claire de Navarre, co-réalisatrice du film, qui a posé ses caméras dans les arènes, au théâtre antique, dans les cryptoportiques et aux thermes de Constantin. Ce documentaire sera diffusé dans le cadre d’une série en trois épisodes. Les deux autres seront consacrés aux villes de Lyon et Paris.

Le chanteur lyrique Frédéric Albou sur la scène du théâtre antique pour le tournage de « Echos de l’Antiquité » de Bernard George. Photo R.Boutillier / Ville d’Arles

Sonorités Dans la nuit du théâtre antique, s’élève la voix du baryton-basse Frédéric Albou. L’auteur et réalisateur arlésien Bernard Georges a tourné, le 12 novembre, la dernière scène d’un documentaire consacré à la musique dans l’Antiquité et qui l’a mené sur toutes les rives de la Méditerranée, de l’Egypte à l’Italie, en passant par la Grèce. Un voyage en compagnie d’archéo-musicologues pour découvrir les instruments mais aussi l’écriture de la musique « qui ne ressemblait pas du tout aux notes de nos partitions actuelles » précise le réalisateur. Ainsi, le chanteur Frédéric Albou interprétait ce soir-là, un extrait d’une oeuvre composée au IIIème siècle avant J.-C, par Carcinos le Jeune, dont la partition a été retrouvée dans une réserve du musée du Louvre et qui a été décryptée. Produit par O2B Films, ce 52 minutes, pour l’instant intitulé Echos de l’Antiquité sera diffusé sur Arte au début de l’année 2021.