L’un des derniers combattants arlésiens de la Seconde guerre mondiale vient de s’éteindre. André Siegel est décédé le 4 février, entouré des siens, et ses obsèques auront lieu demain, mercredi 10 février, à l’église Notre-Dame de la Major à 10h30.

André Siegel a consacré de nombreuses années
à faire vivre le devoir de mémoire. photo collection personnelle.

Tout jeune, alors qu’il vivait en Moselle, il s’engage dans les Forces françaises de l’Intérieur, pour ne pas être enrôlé de force dans l’armée allemande et « servir l’ennemi ». Son parcours de soldat fut exemplaire – il a rallié ensuite la Première armée française surnommée Rhin et Danube, sous le commandement du général de Lattre de Tassigny – ce qui lui a valu de nombreuses médailles : la Croix du Combattant, la Croix du Combattant volontaire, la Reconnaissance de la Nation, la médaille de la campagne Rhin et Danube, la médaille de réfractaire à l’annexion de fait, la médaille commémorative française de la guerre de 39-45. Celui qui avait choisi de vivre à Arles dans les années 90 pour se rapprocher de son fils, Jean-Luc Siegel et de ses petits-enfants, avait aussi été honoré de la médaille de la ville d’Arles.

Il était également membre de l’Amicale des anciens combattants et victimes de guerre, de l’association Rhin et Danube, et du Souvenir Français, comité d’Arles.

Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, présente les condoléances du conseil municipal à la famille d’André Siegel, ses enfants et petits-enfants, ainsi qu’à ses proches.