L’ancienne tour du Tampan, autrefois dédiée à la protection contre les pirates, est devenu un observatoire. Restaurée, elle a été inaugurée début mars.

Longtemps, quand les pirates barbaresques remontaient le long du Rhône pour piller les faubourgs arlésiens, le chateau de Tourvieille sur la draille qui mène à Beauduc, a été garnison, point de surveillance d’un antique bras du Rhône.

Le Rhône a modifié son cours. L’histoire aussi qui a vu lentement le château s’effondrer, avant que les terres ne soient acquises par le Conservatoire du Littoral. Celui-ci, sous la direction d’Agnès Vince et avec le soutien de la Région, du Département, de la Ville, de la Fondation du Patrimoine et de la Direction régionale des affaires culturelles, a choisi de rendre au site son rôle de vigie. Un chantier considérable (651 000€), porté par l’architecte Xavier Boutin, et qui permet désormais depuis le sommet de la tour du Tampan, à 9 mètres au dessus du sol, de découvrir la Camargue.

Précieux héritage

Patrick de Carolis a évoqué le rôle de vigie du Parc naturel régional de Camargue. Photo Florent Gardin / Ville d’Arles.

En présence de tous les partenaires, de la députée Monica Michel et des élues Mandy Graillon, Sophie Aspord et Catherine Balguerie, ce « plus haut lieu de Camargue » a été inauguré début mars. L’occasion d’en rappeler l’histoire, mais aussi le rôle. « Un rôle de vigie (..) dont nous avons besoin plus que jamais. Une vigie suffisamment haute pour avoir du recul et comprendre les enjeux de demain, suffisamment solide pour résister aux vents contraires » a expliqué Patrick de Carolis, maire d’Arles. Et de citer les défis de la Camargue et de son « petit parlement », le Parc au nom de l’héritage que chaque camarguais a reçu : « Le premier est de maintenir la vie en Camargue, celle des habitants, celle de l’avifaune, de la flore et même des eaux de Méditerranée (..). le second est de devenir un lieu d’inventivité, d’imagination et de développement (;;). Le troisième est de maintenir l’équilibre fondateur du delta, entre homme et nature, sans laisser détruire ce que l’un ou l’autre a construit au fil des siècles« .

Le site est désormais accessible au public.