Agir pour le vivant et avec le vivant : tous les promoteurs de ce « festival » co-organisé par Actes Sud et l’agence Comuna étaient bien d’accord au moment du lancement de la 2ème édition, le dimanche 22 juillet, il s’agit bien de considérer l’humain en interaction avec son milieu, d’écouter aussi toutes les voix pour construire un monde, plus respectueux de notre environnement et du vivant, sous toutes ses formes.

Jean-Paul Capitani, Françoise Nyssen, Anne-Sylvie Bameule et Alain Thuleau présentent le programme de cette semaine de réflexion, avec la journaliste Céline Loozen. photo R. Parent/ville d’Arles.

Réunis hier à Croisière, Françoise Nyssen, Jean-Paul Capitani, Anne-Sylvie Bameule, d’Actes Sud, et Alain Thuleau, de l’agence Comuna, ont présenté le programme de cette deuxième édition qui va voir se succéder dès aujourd’hui rencontres, débats, ateliers, expositions, projections pendant une semaine (voir le programme complet ici). Le but est de comprendre comment être vivant parmi les vivants, comment le comprendre pour agir en faveur de sa protection. « La première édition avait pour but de faire se rencontrer des mondes autour de ces questions, rappelait Françoise Nyssen, de décloisonner le savoir. Aujourd’hui, il s’agit de mettre en acte la pensée, d’agir car il y a urgence. Le rapport du Giec, mais aussi les grandes catastrophes météorologiques de l’été, canicules, incendies, inondations, nous l’ont cruellement rappelé.« 

Le philosophe Felwine Sarr. photo R. Parent/ville d’Arles.

Comme pour la précédente édition, biologistes, naturalistes, chefs d’entreprise, philosophes, sociologues, artistes, psychanalystes, journalistes, enseignants, vont se rencontrer, débattre, expliquer, amener à réfléchir. C’est le philosophe et enseignant Elwine Sarr qui a posé les premières pierres de la réflexion, en posant le contexte (« le système économique, destructeur de la nature, doit être remplacé par une économie du vivant« ) et en proposant les premières pistes de réflexion autour du rêve de certains de « dénaturaliser l’humain« . « Devons-nous préserver le vivant tel qu’il nous a été donné ? Ou accélérer ses mutations ? » a questionné le philosophe. Des réponses seront sans doute apportées tout au long de la semaine.