Ce 22 août 1945, Arles n’était pas encore libérée, mais les combattants étaient là, prêts à donner leur vie.

77 ans plus tard, c’est un 22 août qu’Arles a commémoré ces instants à la fois tragiques et libérateurs, autour de Fabienne Ellul, sous-préfète d’Arles, Monica Michel députée, Patrick de Carolis, maire d’Arles, des élus Mandy Graillon, Michel Navarro et Guy Rouvière, Rolande Surel, Présidente du comité d’Arles de la FNDIRP, Josette Pac, présidente du centre de la Résistance et de la Déportation du Pays d’Arles, et du Lieutenant Patrice Trébosc représentant le Lieutenant-Colonel Benoît Rossillon, Chef de corps du 25e Régiment du Génie de l’Air d’Istres et des représentants des associations de déportés, résistants et anciens combattants. Camille Hoteman et Marie Cholvy, reine et de demoiselle d’honneur, étaient aussi présentes.

Patrick de Carolis et Fabienne Ellul, sous préfète. Photo Florent Gardin/Ville d’Arles

« Le mot de libération n’a rien de magique.  Il restera toujours chargé d’amertume et de cendre. Il demeure enveloppé de cette nuit sanglante qui a duré quatre années, de ces ténèbres de boue que nous avons dû traverser en silence, dans l’angoisse quotidienne et l’horrible appréhension que peut-être nous n’en sortirions jamais » a souligné le maire, à l’issue des cérémonies, dans la cour des Podestats.

Un hommage à Joseph Imbert, maire d’Arles, mort en déportation a été rendu. Photo Florent Gardin / Ville d’Arles

Des mots qui concluaient les cérémonies devant la Stèle à la Mémoire des Combattants de la Libération d’Arles, place Lamartine, de l’hommage, rue Portagnel, devant la plaque de la maison du Docteur Joseph Imbert (Maire d’Arles de 1936 à 1939, Résistant, Chef du groupe Libération pour la Ville d’Arles, arrêté et déporté le 2 mars 1943, mort en déportation le 8 janvier 1945), puis au Monument aux Morts de la Résistance et de la Déportation, boulevard Emile Combes, et enfin, au Monument aux Morts, boulevard des Lices. A chaque hommage, des prises de paroles ont eu lieu, à l’instar de celle de Georges Carlevan, Président de l’Association nationale des anciens combattants et Ami(e)s de la Résistance comité d’Arles et de l’Association Républicaine des Anciens Combattants d’Arles, qui a lu la citation de la Ville d’Arles: la Ville a en effet obtenu la Croix de guerre avec étoile d’argent, pour ses faits d’armes et de Résistance.

Le cortège et les hommages se sont achevés devant la stèle dédiée à Joseph Imbert et Etienne Gautier, salle des Pas Perdus de l’Hôtel de Ville, avant le vin d’honneur.

Pour Patrick de Carolis, « je ne peux être dans cette cour, sans penser à ces hommes, souvent très jeunes, incarcérés là avant leur exécution (..). Et n’oublions pas cette phrase du général de Gaulle : , la fin de l’espoir est le commencement de la mort. Alors continuons de nous souvenir et de nous battre, pour maintenir l’espoir ».