Pour les 50 ans du Parc Naturel régional de Camargue (PNRC), Patrick de Carolis a sifflé la fin de la récréation et souhaité que les antagonisme cessent au sein du Parlement de Camargue.

Dans le contexte du changement climatique, il existe un péril plus grave encore: la discorde, les querelles, les positions dogmatiques qui pèsent lourd sur le Parc Nature Régional de Camargue. En prenant la parole, samedi 25 septembre, lors des 50 ans de l’un des tout premiers PNRC de France, Patrick de Carolis, en sa qualité de président, a été clair: « La Camargue ne survivra pas aux antagonismes, aux positions de principes, aux querelles idéologiques qui nous empêchent d’avancer, a martelé le maire d’Arles. Il faut que les uns entendent l’incontestable alerte scientifique sur le changement climatique et que les autres comprennent l’indispensable présence de la vie humaine et de l’activité économique (..) ».

Patrick de Carolis et Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat: c’est entre scientifiques, agriculteurs et usagers que le dialogue doit reprendre. Photo Philippe Praliaud/Ville d’Arles

Des propos fermes, qui rappelaient aux uns et aux autres, le rôle de ce Parlement de Camargue, où s’est décidé depuis 50 ans, l’avenir d’un espace forgé de la main de l’homme. Dans la foulée, il annonçait sur la base d’une enquête menée par le centre de gestion des Bouches-du-Rhône, pour restructurer les équipes, « une réorganisation destinée à remettre le politique au centre de la prise de décisions afin de prendre les mesures qui s’imposent pour l’avenir de la Camargue.Car oui, ce sont les élus locaux qui doivent faire face aux responsabilités qu’ils ont choisies, pour faire vivre ce territoire, le protéger et y maintenir la vie. Toute la vie« . Bref, « un dialogue renoué, une structure rénovée et apaisée, des élus investis dans leurs missions : telle est la base essentielle pour construire l’avenir, avec comme ciment, cette passion commune que nous portons à cette terre » a-t-il conclu, après souligné le soutien des collectivités locales et territoriales, dont la Région et le conseil départemental, représentés respectivement par Cyril Juglaret et Mandy Graillon.

Fabienne Ellul, sous-préfète d’Arles n’a pas dit autre chose, qui a souhaité que « l’intelligence collective » prenne le pas sur les conflits personnels. Pour la représentante de l’Etat, développement économique et protection de l’environnement sont conciliables, au sein d’un Parc dont la vocation première est de préserver, en intelligence, les espaces naturels vivants.

Après différents discours des partenaires du Parc, la fête a repris ses droits, autour d’expositions, de concerts et d’animations appréciées. Le soleil lui-même a refait une apparition, comme un augure de lendemains moins sombres et d’un dialogue apaisée.