Qu’ont en commun l’ancienne cheffe de cabinet d’Hillary Clinton, Huma Abedin, l’économiste Nicolas Bouzou, la violoniste Marina Chiche, Anton Deums d’Extinction Rebellion, l’activiste Camille Etienne, ou encore Brigitte Gothière cofondatrice et porte-parole de l’association L214 (défense des animaux utilisés dans la consommation alimentaire) ? Ils seront tous à Arles entre le 20 et le 23 juillet et partageront, au cours d’ateliers à l’Archevêché et d’interventions à l’amphithéâtre, leur vision de la radicalité ou leur façon d’être radical, pour la 15ème édition du sommet des Napoleons. Les Arlésiens sont d’ailleurs invités à assister gratuitement à ces différentes interventions (sur inscription, sur le site des napoleons) qui ne manqueront pas de susciter le débat tant le thème paraît d’actualité. Dans une société aujourd’hui agitée de mouvements et d’attitudes de plus en plus radicales, cette radicalité, prise au sens premier du mot, à savoir l’essentiel, l’absolu, l’extrême, le total, est peut-être nécessaire face aux enjeux sociaux et environnementaux.

En 2019, Maja Hoffmann était intervenue lors du sommet.
photo R. Boutillier/ville d’Arles.

« Nous avons toujours souhaité accueillir des publics très différents parce que nous croyons profondément que c’est dans ce mélange que peuvent naître les projets, les collaborations » explique Mondher Abdennadher, l’un des deux fondateurs, avec Olivier Moulierac, de cette entreprise, Les Napoleons qui a pour objet d’accompagner d’autres entreprises, les institutions, les associations dans une croissance et un fonctionnement social et solidaire. Certifiée BCorp*, elle prône les valeurs d’une « économie partenariale, dans le respect de l’humain et de la planète et au service du bien commun ». En 2021, a d’ailleurs été lancée une structure, Napoleons venture philanthropy, qui soutient des initiatives en faveur d’une innovation sociale, inclusive et responsable.

Chaque année, les Napoleons organisent aussi deux sommets, l’un l’hiver à Val d’Isère et l’autre l’été à Arles, pour réunir ses membres mais aussi tous ceux qui le souhaitent autour de thématiques (il y a eu la transmission, le progrès, la vérité…) et d’orateurs (appelés « speakers ») venus d’horizons professionnels et géographiques différents. Ce qui, pour les Napoleons, ne peut se réaliser qu’en ancrant son action localement. Ainsi, les Napoleons n’attendent pas l’ouverture de la Villa Napoleons, présentée l’été dernier et qui devrait prendre place dans l’ancienne école Portagnel, pour agir ici et maintenant. La « Villa hors les murs » s’est installée en avril et mai 2022 au collège Robert-Morel pour deux rencontres inédites. La première avec Aya Cissoko, championne de monde de boxe au parcours hors du commun et la seconde avec Pierre Terdjman, photo reporter de guerre, qui a sensibilisé les élèves à l’accès et l’analyse de l’information.

Signature de la convention entre madame Baron, directrice du collège Robert-Morel et les deux fondateurs des Napoleons. photo Les Napoleons.

Ce programme a vocation à se développer à partir de la rentrée de septembre. Ainsi, une convention a été signée avec le collège Robert-Morel pour mettre en place, tout au long de l’année, un programme d’interventions et d’échanges, et d’autres établissements scolaires pourraient également bénéficier d’interventions semblables. Une façon finalement très « radicale » de manifester une volonté d’agir à Arles.

Programme sur lesnapoleons.com

*B Corp est un mouvement international qui fédère plus de 5000 entreprises de toutes tailles et tous secteurs dans 74 pays, dont plus de 200 en France. L’objectif est de mettre en place une économie partenariale, pas seulement actionnariale, dans le respect de l’humain et de la planète et au service du bien commun.