Dans toute la France, de nombreuses collectivités rencontrent cet été des difficultés pour ouvrir leurs piscines au public. Une situation qui s’explique par le manque de personnel formé (un diplôme d’État est nécessaire pour assurer la surveillance de la baignade dans les établissements publics. Plus de 5000 maîtres-nageurs manquent à l’appel à travers tout le pays).

La ville d’Arles n’échappe pas à ces problèmes de recrutement et a dû réduire le nombre d’installations aquatiques déployées à travers tout le territoire arlésien.

Confrontée à la pénurie de maîtres-nageurs, la Ville d’Arles a dû renoncer à installer ses bassins dans certains villages, comme au Sambuc et à Salin-de-Giraud. (Photo R. Boutillier / Ville d’Arles)

Avec deux piscines publiques ouvertes en juillet, une en août, ainsi que des bassins dans les villages, le dispositif « été » a nécessité d’importants besoins humains pour assurer la sécurité de ces équipements.

Ainsi la Ville a recruté cet été 60 personnes pour le fonctionnement des piscines : il s’agit des maîtres nageurs (titulaires du BESSAN), sauveteurs aquatiques (titulaires du BNSSA), médiateurs de bassin, techniciens d’hygiène de l’eau, agents de propreté des équipements et veilleurs de nuit.

Néanmoins, le manque de candidats et les désistements malgré les offres d’emploi diffusées, ont placé la Ville dans l’obligation de renoncer à installer des bassins au Sambuc et à Salin-de-Giraud.

Pour rappel, la Ville aide chaque année les jeunes Arlésiens à préparer le Brevet National de Sauvetage et de Sécurité Aquatique (B.N.S.S.A.), en finançant la moitié de leur formation. Ce dispositif a permis le recrutement de quatre jeunes cet été.