A l’église des Trinitaires, une immersion par le son, les images, les sensations dans un espace préservé, les Vieux Salins d’Hyères. photo R. Parent/ville d’Arles

Mettre à la portée de tous les réalités virtuelle et augmentée, ouvrir la porte sur ces mondes à la créativité sans limite, c’est l’ambition d’Octobre numérique, le festival porté par la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette et organisé par l’association Faire monde. L’objectif est atteint à travers trois expositions qui se déroulent jusqu’à la fin du mois d’octobre et sont accessibles gratuitement. A l’église des Trinitaires, illustrent ce principe avec une ambition autre : intitulée « jouer collectif », cette édition du festival veut aussi montrer que les mondes numériques ne sont pas des espaces qui isolent mais des univers où l’on peut se retrouver ensemble, d’où l’intitulé de l’édition : « jouer collectif ». Démonstration en trois actes : place de la République, au coeur de la ville, on peut, simplement avec son téléphone portable (en ayant chargé l’application gratuite) visualiser des oeuvres « Genius Loci » de l’artiste Theo Triantafyllidis et « Seeing/Unseen » de l’artiste Lauren Moffatt, une expérience que l’on peut vivre collectivement ou en solitaire, mais accessible à tous. Deuxième acte, à la chapelle sainte-Anne ou huit artistes proposent un jeu vidéo ou un monde virtuel. L’occasion idéale de se réunir entre générations pour investir ces nouveaux territoires les plus jeunes guideront la main des moins jeunes avec les manettes.

Patrick de Carolis découvre les créations des jeunes de Barriol pour l’exposition organisée à la chapelle sainte-Anne. photo R. Parent/ville d’Arles.

Enfin, à la chapelle des Trinitaires, c’est une immersion totale dans les Vieux Salins d’Hyères que les visiteurs sont conviés. Immersion par le son, les sensations, les images, réelles et virtuelles (grâce aux casques de réalité augmentée). L’installation multimédia et plastique a été conçue par le studio de
création u2p050, en collaboration avec la scénographe Amalia Jaulin. « Ces mondes virtuels sont des champs des possibles exceptionnels, a commenté le maire d’Arles, Patrick de Carolis. « Et je ne pense pas seulement à la création mais aussi au développement économique que cela ouvre. Je veux faire d’Arles un phare, une place forte dans cet éco-système qui se bâtit autour des images virtuelles. Je veux que l’image sous toutes ses formes soit présente à Arles.« 

Octobre numérique, jusqu’au 30 octobre.